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Déc 9, 2019

L’éducation positive et la notion de bienveillance dans la pédagogie Montessori

L’éducation positive et la notion de bienveillance dans la pédagogie Montessori

Introduction

Depuis plusieurs années, le terme bienveillance est de plus en plus présent dans les médias. De nombreux ouvrages se popularisent également et un terme relativement récent apparait : l’éducation positive. Depuis les années 2000, grâce au conseil de l’Europe, l’éducation positive est même devenue l’affaire de l’Etat. Mais malgré la récence de ce terme, de nombreux précurseurs se sont intéressés auparavant à la recherche d’une éducation centrée autour du développement de l’enfant. De tout temps, de nombreux pédagogues se sont penchés sur cette thématique en approfondissant au fil des années, les recherches que les précédents avaient menées. L’idée directrice restait quant à elle, de réfléchir à ce qui pourrait permettre aux jeunes êtres humains de s’épanouir pour devenir de meilleurs adultes. Maria Montessori fait partie de ces précurseurs car sa méthode met l’enfant au cœur des apprentissages et celui-ci devient acteur des savoirs et des savoir-faire qu’il souhaite acquérir. Lorsque l’on s’intéresse à la définition de la bienveillance tirée d’un dictionnaire (Larousse), voici l’une des nombreuses définitions que l’on peut y trouver : « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui. » Cette définition nous permet de mettre en évidence le fait d’entrer en relation avec quelqu’un pour pouvoir juger de la bienveillance et surtout pour que cette notion prenne tout son sens.

Lors de mes expériences professionnelles précédentes j’ai souvent été amenée à travailler avec des enfants auprès desquels je suis intervenue en tant qu’enseignante. Ainsi j’ai souvent été confrontée à l’aspect éducatif dans une pédagogie traditionnelle. Durant ma scolarité j’ai subi de nombreuses contraintes et obligations qui m’ont empêché de m’épanouir pleinement au sein du système scolaire. Ainsi, avec le recul que je peux avoir maintenant sur la pédagogie Montessori j’ai voulu traiter le sujet de la bienveillance car c’est un thème qui me semble essentiel lorsque l’on occupe une place prépondérante dans l’éducation d’un enfant.

Par conséquent, en confrontant les deux types de pédagogies je souhaiterais faire ressortir les points essentiels pour la mise en place de l’éducation bienveillante au sein d’une structure. On peut donc se demander par quels moyens et dans quels buts celle-ci se met-t-elle en place. Nous aborderons dans un premier temps mes expériences vécues dans des établissements pratiquant la pédagogie dite traditionnelle en classe ainsi qu’en milieu spécialisé. Dans un deuxième temps nous parlerons de mes premiers pas dans la pédagogie Montessori et dans un troisième temps je tenterai d’évoquer les difficultés que j’ai rencontrées pour faire la transition entre les deux pédagogies.

  1. Mes expériences au sein d’établissements pratiquant la pédagogie traditionnelle

Ayant travaillé quelques années auprès d’enfants scolarisés dans des écoles pratiquant la pédagogie traditionnelle, j’ai remarqué de nombreux comportements de la part des professionnelles pouvant entraver le développement de l’enfant. Tout d’abord le cursus scolaire à suivre par les futurs enseignants (que j’ai suivi également) se limite à faire entrer tous les étudiants dans un même moule de l’idéal à atteindre pour être un bon enseignant. Au cours de cette formation, les professeurs enseignent à leurs élèves la façon de construire leurs cours, la nécessité de suivre le programme imposé par l’éducation nationale à la lettre, de se fier à un planning prédéfini la plupart du temps et qu’il faut respecter. Le décalage dans les horaires (ne serait-ce que de 20 minutes) pouvait faire « sauter » la séance suivante et engendrer des retards sur les apprentissages (à la fin de l’année scolaire, il était fréquent que certains chapitres du programme ne puissent pas être abordés.)

Et l’enfant dans tout ça ? L’enfant qui a envie d’apprendre à son rythme et que l’on stoppe dans son exercice au bout de 45 minutes car la séance de maths est terminée et qu’il faut sortir son cahier de français pour enchaîner sur une dictée ? Cet enfant qui est sans cesse pressé par le temps que ce soit à l’école ou à la maison, comment peut-il développer sereinement ses capacités s’il ne prend même pas le temps de les consolider ? D’après Maria Montessori, l’amour, la bienveillance et l’encouragement sont des leviers de l’âme humaine. Ainsi, les émotions positives ressenties pendant les apprentissages influenceraient la consolidation alors que le stress la bloquerait. Au cours de ces différentes expériences, je n’arrivais pas à établir un climat bienveillant satisfaisant au sein de ma classe. Etant moi-même stressée par le temps, je ressentais également le mal être de mes élèves lorsque j’étais obligé de les stopper dans leurs exercices pour enchaîner sur la matière suivante. Pour Maria Montessori « L’éducation est aujourd’hui riche en méthodes, en buts sociaux ; mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne considère pas la vie en soi. Dans la quantité de méthodes officielles d’éducation des pays les plus divers, personne ne se propose d’assister l’individu depuis sa naissance pour protéger son développement psychique. »

J’ai également été chargée du suivi pédagogique au sein d’un I.M.E. avec des enfants atteint de différents troubles du comportement. J’y exerçais la fonction d’enseignante mais en adaptant le programme aux capacités de chaque élèves. A mon arrivée, les journées de ces élèves étaient rythmées essentiellement par des apprentissages purement théoriques et les enseignantes se « battaient » avec ses élèves pour mettre en place une ambiance de travail sereine. Malgré leurs efforts je remarquais qu’il était très difficile pour ces enfants de se concentrer et surtout de rester assis à leur table pour effectuer le travail demandé. Les classes étaient toujours très agitées et bruyantes car les élèves ne comprenaient pas le but des apprentissages, de plus, les enseignantes pointaient sans arrêt les erreurs des élèves ce qui engendrait une totale perte de confiance en soi. Je ne jette pas la pierre à ces enseignantes qui tentaient d’apprendre à lire à ces enfants de 9/10 ans mais je fus interloquée par leurs « méthodes » d’autorité. Les punitions étaient devenues monnaie courante auprès de ces élèves réputés de « difficiles ».

Les privations de récréation, les repas pris à l’école plutôt qu’à la cantine avec leurs camarades, les exercices supplémentaires me semblaient toutes plus inadaptées au comportement « déviant » de ces enfants. En parlant avec les enseignantes, celles-ci soutenaient qu’elles n’avaient pas le choix face à tant de violence et d’insolence de la part des enfants que de « durcir » les règles pour essayer d’instaurer un climat d’apprentissage. Où se trouvait la bienveillance dans toutes ces « obligations » de travail face à des enfants ne pouvant pas être scolarisés dans un établissement scolaire classique ? Une fois en poste, je me suis effectivement heurtée à beaucoup de violence et d’insolence de la part de mes élèves. J’ai alors compris que depuis leur arrivée dans cet établissement, ces enfants considéraient les adultes comme une menace. La plupart d’entre eux ne voulaient en aucun cas coopérer avec les éducatrices ou enseignantes car ils avaient perdu toute confiance. La communication était totalement rompue car les interactions se limitaient à des réprimandes, remarques négatives sur leurs comportements ou punitions… Ces comportements de la part des figures référentes comme des élèves ne me laissant pas indifférente, c’est alors que j’ai commencé à me documenter sur des pédagogies alternatives prônant la bienveillance et l’écoute de l’enfant.

2. Mes 1ers pas dans la pédagogie Montessori

D’aprés Maria Montessori « Il y a une relation précise entre le maîtresse et l’enfant. […] ce que, en aucun cas, elle ne doit faire, c’est d’intervenir pour louer, punir ou corriger les erreurs. » (MONTESSORI Maria (1959) L’esprit absorbant de l’enfant, p.199) La pédagogie classique me semblait effectivement inadaptée et trop rigide pour ces enfants… Ayant à ce moment-là une entière liberté pédagogique au sein de ma classe (ce qui me changeait beaucoup de mes expériences précédentes où tout était contrôlé et devait être défini à l’avance) c’était l’occasion pour moi de tester et mettre en place des nouvelles choses avec mes élèves caractérisés de « difficiles ». « La conception d’une éducation assumant la vie comme centre de sa propre fonction devra dominer toutes les conceptions antérieures de l’éducation » (MONTESSORI Maria (1959) L’esprit absorbant de l’enfant, p.15) Cette phrase résonnait dans ma tête lorsque j’ai commencé à me documenter sur la pédagogie Montessori.  J’ai aussi découvert que Maria Montessori, à ses débuts, avait travaillé avec des enfants classés parmi les « fous » donc, pour moi, cette pédagogie pourrait parfaitement convenir à mes élèves. Suite à de nombreuses recherches sur internet, j’ai suivi des blogs de personnes pratiquant la pédagogie et je me suis mise à fabriquer du matériel « pédagogique » à partir de matériel de récupération (le budget de l’école ne permettant pas d’investir dans du matériel onéreux). La mise en place fut longue, j’apportais toutes les semaines un nouveau plateau aux enfants. Ceux-ci étaient toujours très enthousiastes par la nouveauté et souhaitaient les tester immédiatement après la mise en place. Par contre pour ce qui est des présentations je me suis rendue compte par la suite en suivant la formation que je ne les réalisais pas bien du tout.

En tout cas, à ce moment précis, mon but n’était pas de réaliser une pédagogie purement montessorienne (je n’en avais de toute façon pas les capacités sans avoir suivi de formation) mais uniquement de faire progresser ces enfants contraints depuis plusieurs années à suivre un enseignement classique qui ne leur convenait pas. Mon but étant aussi de pratiquer une pédagogie plus à l’écoute des besoins des enfants et de travailler le plus possible dans la bienveillance. J’ai donc remarqué au bout d’environ 6 mois que les enfants avaient beaucoup progressé notamment en motricité fine. Les enfants qui ne parvenaient pas bien à tenir leur crayon pour écrire (ou tout simplement dessiner) avaient fait de nets progrès en graphisme et se sentaient beaucoup plus à l’aise dans la manipulation. De plus, le fais de pouvoir changer d’activité lorsqu’ils en éprouvaient le besoin, a apaisé les tensions dans la classe ainsi que les crises de frustrations. Ces crises étaient très violentes en début d’année scolaire et par la suite même si elles persistaient encore chez certains élèves submergés par leurs émotions, elles se raréfiaient et se produisaient beaucoup moins fréquemment. J’ai donc remarqué que l’éducation bienveillante pouvait être mise en place dans une classe et tendre vers une atmosphère de classe apaisante qui pousse aux apprentissages.

Suite à ces quelques années passées auprès de ces enfants j’ai cherché à travailler dans un établissement de pédagogie Montessori. A la fin de ma journée d’observation au sein d’une crèche, j’en suis ressorti épatée par l’autonomie de ces enfants, le calme et la sérénité qui régnait au sein des modules. J’ai tout de suite su que c’était par le biais de cette pédagogie que je souhaitais transmettre des savoirs aux enfants. Environ un an après mon entrée dans la crèche j’ai eu l’occasion de suivre la formation pédagogique pour les enfants de 0 à 4 ans et celle-ci m’a aidée à voir les enfants d’un œil nouveau. Je pouvais partager mes expériences et intégrer petit à petit les principes de la pédagogie. Les jours suivants une journée de formation, je souhaitais approfondir et me perfectionner en présentant de nouvelles choses aux enfants. Je m’émerveillais alors de les voir si studieux et épanouis dans leur travail. La notion de bienveillance vint alors tout naturellement dans cette ambiance apaisée et je me sentais également plus apaisée et plus confiante dans mes gestes et mon comportement auprès d’eux. Malgré cela, certaines anciennes croyances et habitudes ancrées en moi depuis le début ont mis un peu de temps avant de s’effacer.

3.Difficultés rencontrées

En effet, de nombreuses croyances ancrées en moi depuis des années ont mis du temps à s’estompées. Tout d’abord, bien qu’ayant commencé à mettre en place les prémisses d’une pédagogie Montessori au sein de ma classe en IME, j’ai surtout travaillé l’attitude que je devais adopter ainsi que celle des élèves. N’ayant jamais vu pratiquer cette pédagogie avant que je ne commence à travailler au sein d’une crèche Montessori, il était difficile pour moi d’avoir du recul sur cette pratique. Celle-ci étant très critiquée dans les écoles traditionnelles de l’Education Nationale car apparentée à du laisser-faire. Je me souviens d’une phrase de mes collègues qui lorsque j’évoquais la pédagogie Montessori me répondais constamment : « Ah oui la pédagogie où les enfants font tout ce qu’ils veulent et quand ils le veulent, ils n’ont aucune règle et l’enseignant n’a pas trop de travail pour faire classe car les élèves se débrouillent tout seuls». Pour moi la bienveillance dans l’éducation ne devait ni être apparentée à du laxisme, ni à de l’autoritarisme et encore moins à de la négligence. Au contraire, je trouvais qu’une attitude encourageante et exigeante était encore plus difficile à adopter. Mon comportement et mon attitude envers les élèves a bien évolué pour tendre vers le rôle bienveillant de l’éducateur au sein d’une classe. Ainsi, celui-ci contribue à entretenir une ambiance sereine et établit une relation paisible entre lui et les enfants mais aussi pour les enfants entre-eux. D’après Maria Montessori, « Il faudrait que l’adulte fût toujours calme, agisse lentement, afin que son action fût intelligible dans tous ses détails à l’enfant qui l’observe. » (MONTESSORI Maria (1936), L’enfant p.89). J’ai trouvé plus simple de recourir à cette attitude calme en IME ou en crèche car je n’avais pas cette pression sur les épaules liée au programme et à l’emploi du temps.

En revanche, quelques résistances concernant mes habitudes antérieures de pratiques avec les enfants semblaient difficiles à effacer, elles persistent d’ailleurs encore actuellement même si je me contrains de les limiter au maximum. Je peux évoquer tout d’abord le fait d’utiliser uniquement des formules positives lorsqu’on s’adresse à l’enfant. Bien que la phrase négative « on ne court pas dans le couloir» ait totalement été remplacée par la phrase« on marche doucement dans le couloir » au sein de la crèche, d’autres difficultés persistent mais je suis confiante pour qu’elles s’effacent définitivement sur le long terme. Nous pouvons également évoquer les difficultés concernant les félicitations envers les enfants. De par notre éducation nous avons eu l’habitude de nous faire féliciter lorsque nous réalisions une tâche correctement ou un bon travail. C’est pourquoi il est encore difficile pour moi ainsi que pour mes collègues de ne plus féliciter du tout les enfants. Nous arrivons à nous limiter en commentant la tâche réalisée. Par exemple, lorsqu’un enfant est heureux de nous montrer qu’il a réussi à mettre ses chaussures ou son manteau, on ne lui répond plus systématiquement « super ! » ou « c’est bien ! », on lui dit qu’il peut être fier de lui car il a réussi à enfiler son manteau seul. Il arrive encore que sous le coup de l’enthousiasme je félicite un enfant mais comme pour les formules positives je fais un travail sur moi-même pour gommer ces habitudes ancrées.

D’autres comportements peuvent aussi entrer dans la notion de bienveillance éducative d’après moi et ce sont les douces violences. En effet avant que l’on m’explique ce que sont exactement les douces violences, je m’étais jamais posé la question de savoir si dans mon comportement auprès des enfants, une action pourrait avoir des conséquences particulières. Pour moi, aucun de mes gestes ne pouvait avoir un caractère violent au sens propre. C’est ainsi que je me suis rendue compte des petites actions répétées tous les jours peuvent entraver le développement de l’enfant ou diminuer la confiance et l’estime de soi. J’avais pour habitudes d’appeler les enfants par des petits surnoms mignons mais j’ai totalement arrêté suite à cette prise de conscience. Il en est de même pour les moments de change où j’avais pour habitude de parler avec mes collègues et maintenant je parle à l’enfant tout au long du change et me concentre essentiellement sur lui. Pour ce qui est des repas, j’ai observé une nette évolution quant à mon approche concernant la nourriture. Auparavant, je mettais un peu la pression aux enfants pour qu’ils fassent au moins l’effort de goutter. Depuis, je propose à l’enfant de goutte et s’il refuse ce n’est pas grave je retenterai le jour d’après. La douce violence qui me semble la plus compliquée à effacer reste le fait de presser les enfants. Il est vrai que même si tout au long de la journée on les laisse prendre le temps qu’il faut pour faire les choses par eux-mêmes il y aura forcément un moment où nous n’aurons pas le choix que de les faire se dépêcher un peu pour que tout soit fait dans les temps et que l’organisation de la journée ne soit pas perturbée. Malgré tout, le fait d’avoir conscience de ces douces violences a permis d’évoluer dans mon comportement bienveillant envers les enfants.

Conclusion

La pédagogie Montessori prône la bienveillance dans le comportement de l’éducateur, ce qui permet à l’enfant de prendre confiance en ses capacités et d’explorer librement le monde qui l’entoure. C’est pourquoi, se connaître soi-même ainsi que l’enfant avec lequel on travaille est primordial car « chaque erreur dans notre manière de traiter l’enfant ne se reflète pas seulement sur lui mais aussi sur l’adulte qu’il deviendra. » (MONTESSORI Maria (1959) L’esprit absorbant de l’enfant, p.110).

Avec le recul de quelques années sur mes expériences antérieures, je comprends mieux pourquoi l’éducation bienveillante était si difficile à mettre en place dans une pédagogie traditionnelle. De nombreux enseignant ou éducateurs semblent encore trop ancrés dans ce que l’on appelle « la violence éducative ordinaire ». Cette violence englobe toutes les agressions faites aux enfants et qui tombent dans la banalisation car utilisées depuis longtemps sans que l’on y réfléchisse vraiment. Il s’agit ici de toutes les formes de contraintes employées pour éduquer les enfants au sein de la famille ou dans les institutions éducatrices telles que les écoles et crèches afin de les soumettre à notre autorité d’adulte. L’enseignement bienveillant passe par une posture, un état d’esprit mais également par une manière de voir l’éducation de manière holistique. De nombreux facteurs entrant en jeu, les méthodes d’éducation traditionnelles sont difficilement conciliables avec une constante bienveillance même si de nombreux enseignant tentent d’inclure de nouvelles pratiques au sein de leurs classes. Nous pouvons citer des pratiques telles que le yoga, la pleine conscience, la culture de l’empathie ou encore le Brain Gym.

Suite à ce travail de comparaison, une question reste en suspens, « est ce que ça marche vraiment ? ». Cette question semble récurrente chez les éducateurs, enseignants et même parents d’enfants, car changer ses habitudes pourquoi pas mais il faut que ce soit efficace. Pour ma part, je suis convaincue que l’éducation bienveillante et positive est le bon sens à suivre pour le bien-être de tous, que ce soit des enfants, du personnel formateur ou de la société. L’histoire de l’humanité ainsi que nos erreurs passées nous éclairent sur le cadre idéal à mettre en place pour permettre l’éveil d’hommes meilleurs. De nombreuses études prouvent qu’élever des enfants dans la bienveillance et dans le respect de leur dignité forme des adultes plus épanouis, ouvert aux autres et enclins à la solidarité.

Pour finir nous pouvons dire que pour mettre en place une ambiance bienveillante lorsque l’on travaille auprès d’enfant il faut s’en donner les moyens. C’est tout à fait réalisable à condition d’y croire et de persévérer. C’est un travail sur le long terme mais l’empreinte que l’on peut laisser à vie au cours du développement d’un enfant n’a pas de prix. Ainsi, on pourrait continuer ce travail en étudiant l’importance de la préparation de l’ambiance dans le développement de l’enfant. En effet, dans la pédagogie Montessori, le bien-être va de paire avec l’autonomie de l’enfant ce qui induit une préparation préalable des lieux dans lesquels il évolue afin qu’ils soient totalement adaptés à ses capacités.

Sandra Huber
Éducatrice principale pour les crèches L’Enfant Roi

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