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Jan 29, 2019

Le portage au XXIème siècle, c’est quoi ?

Le portage au XXIème siècle, c’est quoi ?

Définition :

C’est une technique ancestrale qui permet à l’adulte de porter son enfant contre soi. Le portage peut se faire à bras, à l’aide d’une écharpe de portage ou d’un porte bébé. Il répond à un besoin naturel de l’enfant qu’il est impossible de satisfaire avec une poussette, un maxi cosy ou un transat. Il permet d’apporter de réels bénéfices à l’enfant mais aussi à son porteur.

« Soyez toujours prête à répondre à l’appel de l’enfant qui a besoin de vous, écoutez et répondez toujours à l’enfant qui a recours à vous. » Cette phrase est tirée du décalogue de l’éducateur de Maria Montessori et reflète parfaitement l’état d’esprit dans lequel nous devons être. La pédagogie de Maria Montessori nous montre une approche très humaine, qui se place du point de vue de l’enfant. La bienveillance y est primordiale. Elle invite l’adulte à se remettre en question, à analyser son comportement pour repérer ses erreurs et les corriger. Maria Montessori parle de préparation intérieure, c’est-à-dire, être prêt à effectuer un travail sur soi, à se débarrasser de ses croyances négatives sur l’éducation. Elle condamne l’appellation de caprice, appelle à une éducation respectueuse de l’enfant, sans punitions ni récompenses, basée sur la compréhension et la confiance mutuelle. Elle rappelle que l’enfant est bon par nature. C’est un être d’amour : d’amour pour la vie, pour la découverte du monde, et par-dessus tout pour ses parents. Il les aime de manière inconditionnelle, leur accorde une confiance infinie. La majorité des conflits sont dus à l’incompréhension de l’adulte face à la nature si différente de l’enfant.
« L’enfant n’est pas un adulte en miniature mais une personne, avec des besoins spécifiques et une vie psychique dès la naissance. » (Maria Montessori)*
Le portage s’adapte donc parfaitement à la pédagogie Montessori dans le sens où il permet d’être toujours à l’écoute de son enfant. Mais l’art du portage s’étant un peu perdu au fil du temps en Occident, il y a plusieurs choses à connaitre pour profiter de tous ses bénéfices, comme la position physiologique.

Qu’est-ce que la position physiologique ?


Cette posture consiste à garder l’enroulement du bas du dos qui permet au bébé de se rassembler, regrouper ses membres en flexion et de se construire une sécurité de base. La bonne position du nouveau-né est dans la continuité logique de sa vie in utero. Au cours des 18 premiers mois, le tonus et la musculature du bébé lui permettront de se redresser progressivement. Le portage permet donc de respecter le développement naturel de l’enfant car le tissu d’une écharpe ou les bras d’une mère s’adaptent totalement à chaque enfant. Comme nous le savons, chaque bébé est différent et évolue à son propre rythme. Déjà dans le ventre de sa mère, le dos du nourrisson est arrondi et il reste arrondi à la naissance pour protéger ses vertèbres jusqu’à ce qu’il soit capable de marcher seul. Il est important de préserver l’arrondi du dos et d’éviter les chocs qui pourraient avoir un effet néfaste sur ses vertèbres.
Tous les mouvements sont exacerbés chez le nouveau-né: « L’enfant est apporté à la mère pour ses repas, secoué par les mouvements de ceux qui le portent dans leurs bras: et cela correspond à ce que serait pour la mère, l’obligation de monter en auto pour aller chercher le dîner dans un grand hôtel, exposée à subir les secousses de l’auto passant sur une route mal pavée. » (Maria Montessori, 1936, L’enfant, p.22)

Avec un portage adéquat, le dos de bébé est hissé et pas plaqué contre le porteur. L’écharpe de portage lui assure un bon maintien et une protection de sa colonne vertébrale. Bébé ne doit être ni plaqué ni tassé et ses voies respiratoires toujours dégagées. Maria Montessori fait également le lien du transport du nouveau-né dans un autre extrait: « Un autre problème est celui qui se pose pour transporter l’enfant nu en réduisant au minimum la nécessité de le toucher avec les mains. L’enfant devrait être pris et soutenu au moyen d’une espèce de hamac en filet délicatement rembourré, qui soutiendrait le corps de l’enfant, dans une position analogue à sa position prénatale. Ces soutiens devraient n’être maniés qu’avec délicatesse par des mains minutieusement préparées. » (Maria Montessori, 1936, L’enfant, p.21)

Le bébé doit être installé correctement, en position accroupie, dite aussi parfois position grenouille : genoux plus hauts que les fesses, au niveau du nombril, et jambes écartées, plus ou moins selon l’âge du bébé. Un nouveau-né n’écarte pas du tout les jambes comme le fait un bambin, les genoux s’écarteront petit à petit. Il ne faut jamais forcer cet écartement, mais accompagner la posture naturelle de l’enfant.

On peut observer l’évolution de bébé en le laissant évoluer au sol : lorsque le bébé attrape ses pieds et les porte en bouche, l’écartement du bassin lui permet d’entourer la taille du porteur de ses jambes. Chaque enfant évoluant à son rythme, l’observation est la seule méthode efficace pour témoigner de l’écartement des hanches. Ainsi, le fémur prendra une bonne position et sera dans le bon angle pour se faire sa place. Un bébé porté correctement en position assis-accroupi aura ainsi toutes les chances d’éviter des malformations de la hanche. Le portage bien réalisé garantit donc un respect de la physiologie de bébé.

Les nerfs crâniens humains ont une implantation très basse. Ceux qui interviennent dans le torticolis, le nerf hypoglosse et le nerf pneumogastrique passent dans un trou entre deux plaques. C’est pourquoi il est important de protéger la nuque du bébé. A l’arrière du crâne, toutes les chaînes musculaires du dos s’attachent. Chez les bébés, le crâne est mou (fontanelle) pour permettre de passer dans le bassin de sa mère à la naissance. Il y a une possibilité pour que les plaques se chevauchent (jointure entre l’occiput et le temporal sollicité à la naissance). Si le bébé est en hyper extension ou dans une mauvaise position, les plaques ont une chance de bouger et de compresser les nerfs, entraînant torticolis, reflux, problème de déglutition, etc… Le portage est donc aussi indiqué que la motricité libre pour prévenir l’hyper extension et l’inflammation des nerfs. L’écharpe de portage doit s’arrêter au dessous des oreilles de bébé. Les enfants n’aiment pas sentir quelque chose sur leur tête. Il en résulte des mouvements de tête rapides vers l’arrière et que la mère ne sent pas, mais qui, à la longue, peuvent amener au blocage ou à l’inflammation de certains nerfs passant dans la nuque. C’est pourquoi le portage doit être pratiqué avec du matériel de qualité, écharpe ou porte-bébé, et ne pas recouvrir la tête du bébé, comme beaucoup de porte-bébés vendus dans le commerce.

Situations particulières :
Pour les enfants atteints de dysplasie (malformation de l’articulation de la hanche) ou plagiocéphalie (tête plate), le portage peut aider grâce à la position physiologique, en prévention ou en accompagnement de soins et d’un suivi médical spécialisé.

Chez les animaux :

Si l’on regarde le milieu animalier, on peut constater de grandes différences quant à la manière de s’occuper des petits. Les chats ou les chiens, animaux nidicoles, donnent naissance à des petits nus, aveugles et incapables de se déplacer seuls, faits pour rester dans le « nid » le temps que la mère aille chercher de la nourriture. Les veaux, les poulains, sont, au contraire, capables, dès la naissance, de suivre leur mère en se déplaçant sur leurs pattes et ne sont pas faits pour rester seuls, mais pour rester dans le troupeau. Lorsque l’on observe les singes, desquels l’Homme descend, on constate que les petits sont portés sur le dos dès la naissance et s’agrippent à leur mère de façon à ne pas tomber.
Il est donc intéressant de s’interroger sur les bienfaits du portage pour les petits humains, bébés les plus immatures de toute la planète (rappelons qu’un bébé naît avec seulement 25% des capacités de son cerveau). Avec une telle immaturité, le petit humain est-il capable d’inventer, à la naissance, des stratagèmes simplement pour embêter ou manipuler ses parents ? Non. Le bébé s’occupe essentiellement de ses besoins vitaux, à savoir nourriture, bien-être, chaleur, contact… Un bébé ne pleure pas simplement pour embêter les parents, s’il pleure, c’est qu’il y a une raison. Le petit humain n’est pas fait pour rester seul dans son nid le temps que la mère revienne de la chasse, il ne peut pas non plus se déplacer pour la suivre comme le font les nidifuges. Par contre, il peut crier pour attirer l’attention s’il ne se sent pas en sécurité pour que quelqu’un vienne s’occuper de lui, le rassurer, le nourrir, le réchauffer… Les cris doivent alerter sur un besoin du bébé non-satisfait et le contact et la sécurité font partie intégrante des besoins vitaux de l’enfant.

Dans les populations :

Dans de nombreux pays africains, le portage est encore largement répandu. L’écharpe ou le porte-bébé est souvent richement décoré et fait partie intégrante de la tenue de la femme. C’est parfois même la mère elle-même qui le fabrique pendant sa grossesse. Dans certains pays d’Amérique du Sud notamment, les bébés prématurés ne restent pas à l’hôpital, ils sont rendus à leur famille avec la consigne de les porter en peau à peau au moins 16 heures par jour et d’être allaités à la demande. Le portage est pratiqué par toute la famille, même les frères et sœurs et tout le monde s’unit autour de ce nouveau-né.
Dans les pays où le portage n’a pas été abandonné, les enfants sont l’affaire de toute la famille, voire de toute la tribu ou de tout le village. S’occuper d’un enfant n’est pas réservé à la mère seule, elle est aidée, supportée par sa famille et les enfants sont portés sur de courtes périodes par plusieurs personnes différentes afin de soulager la mère, sur le côté ou dans le dos, pendant qu’elles continuent de s’occuper de leurs tâches. Le portage ventral est réservé aux pays développés qui ont perdu cet art et la confiance en leurs capacités de parents. En France, le portage a commencé à être abandonné lorsque les femmes ont dû aller travailler pendant la première guerre mondiale. Avant cela, il n’était pas rare de voir une mère porter son enfant à l’aide d’un grand châle.
Maria Montessori s’était elle aussi intéressée à ce sujet et a retranscrit certaines de ses recherches sur les études ethnologiques: « Les Japonais, par exemple, l’installent de manière à ce que le cou dépasse au-dessus de l’épaule de l’adulte qui le porte; c’est pour cela que les premiers voyageurs débarqués au Japon appelèrent les Japonais » “le peuple à deux têtes”». En Inde, on appuie l’enfant sur sa hanche ; et les Peaux-Rouges l’attachent sur leur dos avec des sangles, maintenu en une espèce de berceau, dos à dos contre la mère, ce qui lui permet de voir tout ce qui se passe derrière elle. » (Maria Montessori, 1959, L’esprit absorbant de l’enfant, p.88)

Le portage dans la société actuelle

De nos jours, il m’est arrivé d’entendre dire que ce n’est pas grave de laisser un enfant pleurer, qu’il s’arrêtera de lui-même, ou mieux encore, qu’il fait des caprices…
Certaines personnes, voulant donner des conseils comme : « si tu le prends tout le temps dans tes bras, tu vas lui donner de mauvaises habitudes. » à de jeunes mamans, ne se doutent pas des conséquences que cela peut engendrer.
Car c’est tout à fait l’inverse qui se produit.
En effet, un enfant est totalement incapable de gérer ses émotions, dû à l’immaturité de son cerveau.
Étant dépourvu de la parole, le pleur est pour lui sa seule manière de s’exprimer.
Des pleurs trop fréquents et non calmés peuvent engendrer des conséquences sur le cerveau en détruisant des neurones, sur le comportement et parfois même sur sa santé physique.
Un enfant qui pleure est donc un enfant qui a besoin de quelque chose, le tout est de trouver la cause.
Durant les premiers mois de sa vie, le nourrisson a des besoins fondamentaux tels que se nourrir, dormir… Et les besoins affectifs de ce petit être font également partie intégrante de ses besoins fondamentaux. Le nourrisson a besoin d’être aimé, de recevoir de l’affection et de l’attention.
Il a besoin de contact physique, de relations familiales et sociales.
Travaillant en crèche depuis plusieurs années auprès d’enfants âgés de 2 à 24 mois, j’ai pu rencontrer de nombreuses situations que je vous partagerai au cours de cet article qui me font penser que le portage peut être bénéfique aussi bien pour l’enfant, que pour les parents ou les éducatrices.

Le portage, pourquoi ?

Parce qu’il permet proximité et contact

L’objectif premier du portage est de mettre un bébé en relation avec sa mère pour qu’elle puisse combler rapidement les besoins de base de son enfant. Lors de la naissance et les jours qui suivent, il est conseillé de maximiser les moments de peau à peau entre la mère et l’enfant. D’une part pour réguler la température du bébé : rien ne réchauffe autant que le contact d’un autre être humain.
A la naissance, lorsque le bébé passe du liquide amniotique à la température extérieure, il est important de le garder au chaud, un trop grand écart de température pouvant le faire convulser. Le bébé, tenu au chaud, économise ainsi son énergie. D’autre part, le peau à peau est primordial pour stimuler la production de l’ocytocine, hormone de plaisir qui intervient directement dans l’allaitement. Le peau à peau va augmenter la production d’ocytocine, faciliter la montée de lait et procurer du bien-être à la mère et à l’enfant, en plus de la chaleur. Le peau à peau va également rassurer le bébé, qui est capable, et ce dès la naissance, de reconnaître l’odeur de la peau de sa mère. Cela va également permettre à bébé de rencontrer la flore bactérienne de sa mère et de se familiariser avec elle en mettant sa bouche et ses mains sur sa peau. Il n’y a pas de pleurs d’alerte par les cris et le besoin primaire du bébé est satisfait.
A noter que lorsque son enfant est contre elle, la mère ne s’inquiète pas pour lui, elle sait qu’il va bien et évite alors la production d’adrénaline entraînant l’anxiété, et qui bloque l’ocytocine. La maman et le bébé sont apaisés.
Le portage sert à rassurer la mère mais aussi l’enfant, dont les capteurs de sécurité se situent sous ses fesses. Lorsqu’on attrape un bébé, il faut lui garantir un soutien à la base en mettant sa main sous ses fesses et non pas en le prenant sous les bras, ce qui a pour conséquences de le déstabiliser : ses bras et ses jambes se raidissent, tout son corps se tend. A l’inverse, avec un soutien à la base (sous les fesses) obtenu avec une écharpe de portage, le bébé s’accroupit, son dos s’arrondit et lui permet de développer sa compétence d’agrippement. Effectivement, lorsque j’ai eu l’occasion de placer un enfant de deux mois et demi contre moi dans une écharpe de portage, un des premiers réflexes qu’il a eu lorsqu’il était bien positionné, a été d’ouvrir sa main et d’agripper mes vêtements. Ceci vient d’un réflexe archaïque qu’on appelle “le grasping”.
Il est important de noter que laisser un bébé longtemps et de manière répétée en état de stress favorise un état de stress irréversible.

Parce qu’il permet l’attachement

Le lien d’attachement, c’est la formation de relations solides entre un enfant et la personne qui en prend soin quotidiennement. Prenons en exemple les expériences de Bowlby et Harlow. Bowlby étant le précurseur de la théorie de l’attachement, il a démontré que la privatisation maternelle pouvait affecter les bébés allant même jusqu’à un retard mental et provoquant des désordres émotionnels. Harlow a voulu vérifier cette théorie par une expérience. Cette dernière consistait à isoler des macaques depuis leur naissance pour voir comment ils réagissaient. Pour cela, il les plaçait dans des cages où se trouvait un biberon rempli pour subvenir à leur besoin de nourriture et une peluche. Selon vous, vers quoi les bébés macaques se sont-ils tournés ? Non pas vers le biberon mais bien vers la peluche, car celle-ci les faisait se sentir en sécurité. Harlow continua ses expériences et isola certains singes pendant plusieurs mois voire même plusieurs années. Il constata alors que les singes présentaient des troubles dans leur comportement. Ils se montraient passifs et indifférents à tout. Lorsqu’ils atteignaient l’âge adulte, les macaques n’arrivaient pas à se lier aux autres. Ils n’avaient pas ce besoin qu’ont les autres macaques de se reproduire pour avoir une descendance. Pour les mâles, ils étaient incapables de s’accoupler. Quant aux femelles, elles ne se laissaient pas approcher par les mâles et quand on les inséminait artificiellement elles rejetaient leurs petits, refusaient de les nourrir et allaient même jusqu’à les tuer.
Ces expériences permettent donc de conclure que si un enfant est privé d’affection dès le plus jeune âge, il aura beaucoup plus de mal par la suite à créer un lien d’attachement avec quelqu’un. Depuis, on considère l’affectivité comme un besoin primaire et non un besoin secondaire.

Le bébé décèle une figure d’attachement principale (le plus souvent la mère) et des figures d’attachement secondaires (père, éducatrices). Les figures d’attachement doivent être à proximité pour rassurer l’enfant et créer un lien d’attachement. Le lien se crée avec la proximité et la disponibilité. Il n’est pas inné.
Blotti contre son porteur, le nouveau-né entend sa voix et contemple son visage. Un contact visuel, essentiel à son épanouissement. Dès les premières semaines de vie, le lien d’attachement passe aussi par le regard protecteur et les gestes tendres. Il ressent également le rythme cardiaque de son porteur, qui a un véritable effet apaisant.
Ces liens, que l’enfant crée avec sa figure d’attachement, vont lui permettre d’acquérir ou d’obtenir plusieurs choses. Tout d’abord un sentiment de sécurité, on parle d’attachement « sécure », qui est très important chez les tout petits. L’enfant va ressentir un sentiment d’amour. Grâce à cet attachement sécure, l’enfant aura plus de facilité à faire confiance et ainsi à découvrir son environnement avec aisance, car il sait que dès qu’il en ressentira le besoin, il pourra venir se blottir dans les bras de sa figure d’attachement.
Les enfants dont nous nous occupons à la crèche passent de longs moments loin de leurs parents et ont besoin de se référer à quelqu’un en qui ils peuvent avoir confiance et sur qui ils peuvent compter.
En me montrant disponible, à l’écoute et prête à répondre aux besoins des enfants de mon groupe à la crèche, un lien va pouvoir se créer entre les enfants et moi. Et ceci est la même chose pour les autres éducatrices. L’enfant va pouvoir alors choisir avec quelle éducatrice il voudra tisser un lien un peu plus fort, celle en qui il aura le plus confiance et qui lui aura apporté l’attention dont il avait besoin au moment où il en avait besoin. Une fois que ce lien est établi, l’enfant se sent en sécurité et peut faire ses expériences en toute sérénité.
Lors d’une adaptation d’une petite fille de 3 mois, mes collègues et moi-même nous sommes retrouvés en difficulté car nous ne pouvions pas la déposer, que ce soit au sol, dans un transat ou dans un lit ; elle pleurait. Nous avons donc décidé d’utiliser une écharpe de portage. L’effet fut immédiat : plus aucun pleur.

Lorsqu’elle était blottie contre nous, elle se sentait apaisée. Nous nous relayions donc avec mes collègues pour la porter car il fallait que l’on s’occupe d’elle tout en continuant à prendre soin des autres enfants. Lorsqu’elle était dans l’écharpe, elle était rassurée et assez en confiance pour s’endormir contre nous. Nous essayions de la déposer un peu tous les jours mais elle continuait de pleurer. Après plus d’un mois passé à la crèche, elle acceptait tout doucement de se laisser poser au sol. C’est alors que nous avons compris que le lien d’attachement secondaire s’était créé et que cette petite fille se sentait assez sécurisée auprès de nous. Elle était prête à découvrir de nouvelles expériences.

Le bébé veut comprendre comment marche le monde : la curiosité et l’envie d’apprendre sont capitales pour sa survie. Mais le bébé est un explorateur prudent. Au-delà d’une certaine distance, il revient parce qu’il est trop loin de sa figure d’attachement. Entre 9 et 12 mois, le bébé constitue le phénomène de base de sa sécurité avec chacune de ses figures d’attachement. Il les utilise comme base pour explorer et se tourne vers ses figures d’attachement pour du confort et du soutien. De plus, l’enfant aura une plus grande facilité à apprendre et à intégrer de nouveaux apprentissages s’il se sent en sécurité.
« L’enfant qui s’incarne est un embryon spirituel qui doit vivre par lui-même dans l’ambiance. Mais aussi bien que l’embryon physique a besoin d’une ambiance spéciale qui est le sein maternel, cet embryon spirituel a besoin, lui, d’être protégé dans une ambiance extérieure animée, réchauffée par l’amour, riche en aliments, où tout l’accueille, où rien ne l’entrave. » (Maria Montessori, 1936, L’enfant, p.30)
Dans un environnement parfaitement adapté à ses besoins, l’enfant va au fil de ses interactions et de ses découvertes, satisfaire ses besoins et construire sa représentation de lui-même et du monde qui l’entoure. Grâce à une ambiance préparée et cette éducation bienveillante, l’enfant va interpréter les événements, mémoriser les informations et percevoir le monde. Il pourra alors développer toute la confiance dont il aura besoin pour découvrir tout ce qui l’entoure.

De plus, si l’on répond rapidement aux besoins de l’enfant, il se sent compétent et prend confiance en lui. Le portage peut être un atout pour les pères et les éducatrices qui deviennent des figures d’attachement secondaires rapidement, avec la proximité et la disponibilité que le portage leur apporte.

Parce qu’il permet le développement

– Du cerveau :

Un bébé en état de stress va se concentrer sur le maintien de sa sécurité et non pas sur son apprentissage et le développement de son cerveau. Un bébé confronté à un étranger par exemple, va se mettre en retrait ou appeler et chercher sa mère et cesser de jouer.
En effet, ceci est une situation que j’ai pu observer fréquemment au Nido. Cette situation renvoie à l’angoisse du 8ème mois. J’ai pu observer un enfant, qui, lorsqu’il voit un nouveau visage, se met à pleurer, à être angoissé et stressé face à cette nouvelle personne. L’enfant est craintif et demande une seule chose : que vous le preniez dans vos bras pour le rassurer et le réconforter. Cette phase est très importante chez l’enfant. Il faut prendre en compte son besoin à ce moment précis et ne surtout pas l’ignorer et le laisser pleurer en se disant << ça va passer >>.
Car le stress a un effet néfaste sur le développement et l’apprentissage de l’enfant. Un bébé stressé est focalisé sur sa sécurité et pas sur l’apprentissage. Un enfant angoissé va vouloir d’abord se rassurer et ensuite apprendre, une fois qu’il est en sécurité. Un bébé porté et rassuré est un bébé qui va pouvoir se mettre en mode développement et apprentissage.
Le portage face au monde est à proscrire car il n’est pas physiologique (le bébé n’est pas en position assis-accroupi), il est douloureux pour le porteur et surstimule les enfants et les met en état de stress. Ils ne peuvent pas se réfugier contre le porteur et reçoivent tous les stimuli du monde extérieur sans aucune barrière ni aucune protection.
Aussi, un bébé ayant été porté et sachant ses parents disponibles, présents et proches, sera rassuré pour aller découvrir le monde, sachant qu’il pourra revenir chez ses parents si le besoin se fait sentir.
Pour moi, éducatrice au Nido, il m’arrive de partir en balade avec un petit groupe d’enfants non marcheurs âgés de deux mois à un an. Pour cela, nous possédons une poussette quatre places et des écharpes de portage. Grâce à celles-ci, je peux proposer à certains enfants qui n’aiment pas être en poussette de pouvoir profiter d’une balade à l’extérieur en toute sérénité. Parfois, ils n’ont pas l’habitude car avec leurs parents ils sont toujours portés, soit parce qu’ils n’aiment pas la proximité avec les autres enfants ou parce qu’ils ont simplement besoin d’un contact avec nous. Il est intéressant de noter qu’avec le portage, on peut offrir une sorte de continuité de la maison à ces enfants qui ont l’habitude d’être portés par leurs parents. On leur rend la transition moins difficile, car ce doit être compliqué pour un enfant qui a l’habitude d’être porté par ses parents de ne pas l’être du tout à la crèche, pendant de nombreuses heures.
Après avoir pris en compte ces critères, on place l’enfant dans l’écharpe et c’est parti pour une petite heure de balade. L’enfant peut alors découvrir le monde tout en se sentant en sécurité. Il arrive même souvent que l’enfant, se sentant tellement bien, se laisse complètement aller et s’endorme sur nous. Il n’y a pas de plus belle preuve de confiance et d’apaisement.

– Moteur / Motricité :


Il est important de respecter la physiologie et le développement naturel de bébé. Favoriser le dos arrondi, respecter l’écartement naturel des hanches, le soutien à la base, ainsi que la hauteur des genoux, qui doivent être au niveau du nombril. Pour un bon développement musculaire, il faut faire travailler d’abord le ventre de bébé et ensuite le dos. Un bébé assis toute la journée dans un transat va faire travailler d’abord son dos.
L’enfant n’apprend pas à se retourner ou se tenir assis, il le découvre par ses expérimentations au sol.
Maria Montessori parle de motricité libre. L’enfant doit être libre de se mouvoir, car l’enfant se développe dans le mouvement.
Un enfant est « programmé » pour franchir des étapes motrices précises les unes après les autres, dans le but de le conduire à la marche. Il en est parfaitement capable sans intervention extérieure, et tire même de très grands bénéfices à franchir ces étapes seul, à son rythme. Donner la chance au bébé de faire ses expériences par lui-même est ce qu’on appelle la « motricité libre ».
C’est tout à fait le cas dans notre crèche. Pour commencer les enfants ont un accès à toute la pièce, il n’y a pas des barrières les empêchant d’accéder à une certaine partie du module. Les meubles sont à leur hauteur et ils ont un libre accès au matériel prévu pour eux. Leurs lits sont également conçus pour qu’ils puissent entrer dedans et ressortir lorsqu’ils le souhaitent. Il n’y a pas de lits à barreaux. Les plus petits sont déposés sur un tapis aux coins doux pendant leurs moments d’éveil, ce qui leurs permet d’être totalement libres de leurs mouvements. De plus, nous les mettons dans des positions qu’ils sont capables de reproduire seul. C’est-à-dire que nous ne plaçons pas un enfant assis s’il ne sait pas le faire par lui-même. Tout l’espace étant pensé et disposé pour favoriser son autonomie.

– Du langage :


Lorsqu’on porte un enfant, ses yeux sont beaucoup plus proches de notre bouche. Cela lui permet d’analyser tous les mouvements de nos lèvres et d’écouter tous les différents sons qui sortent de notre bouche. Un bébé porté sur la hanche lit rapidement et à tout moment sur les lèvres et acquiert plus rapidement les codes sociaux de son environnement, comme la proximité avec les personnes. Lors de nos promenades, l’enfant peut me montrer du doigt ce qu’il voit et c’est plus facile pour moi de nommer ce qu’il me montre car nos regards sont très proches et il pourra plus facilement lire sur mes lèvres et entendre ce que je dis, surtout s’il y a un peu de bruit autour. Un bébé sourd peut également plus facilement communiquer avec ses parents à l’aide de signes qu’un bébé placé dans une poussette.

Parce qu’il favorise le sommeil

Les nouveau-nés passent une grande partie de leur temps à dormir, il est donc primordial pour eux de pouvoir trouver le sommeil dont ils ont besoin pour récupérer.
Certains enfants dorment sans problème dans leur petit lit mais ce n’est pas le cas de tous les enfants. En effet il m’est arrivé de rencontrer des enfants qui ne s’endorment que dans les bras, car c’est seulement là qu’ils se sentent en sécurité et qu’ils peuvent s’abandonner complètement pour atteindre un état de sommeil profond et réparateur. Lorsque l’enfant a atteint un état de sommeil profond, il peut être déposé délicatement dans son lit et continuer sa sieste en toute sérénité. Mais certains enfants ont un sommeil très léger et se réveillent dès qu’on les dépose dans leur lit. C’est à ce moment-là que l’écharpe est assez utile. L’enfant peut s’abandonner en toute confiance car il se sent rassuré, blotti contre nous. Ceci est bénéfique pour nous aussi car cela nous permet de continuer à travailler tout en nous occupant d’autres enfants, et de nous déplacer tout en ayant nos mains libres.

Même si vers 5 semaines, la différence entre le jour et la nuit est améliorée, le rythme de l’enfant ne ressemble à celui d’un adulte que vers 3 ans. Un bébé ne se réveille pas parce qu’il a faim, mais il réclame à manger car son cycle de sommeil est terminé. Un bébé n’ayant pas assez d’énergie pour réclamer à manger ne se réveillera pas pour réclamer et va économiser ses forces.
Porter un tout petit participe donc à l’acquisition du rythme jour/nuit car la journée, il entend les bruits de la maison, est exposé à la lumière, sent sa mère bouger… Un bébé porté fait fonctionner son oreille interne bien avant de pouvoir être en mouvement lui-même.

Parce qu’il est une solution au Reflux Gastro Oesophagien (RGO)

Lorsque le bébé est porté, il est en position verticale, le portage va donc faciliter les rots, aider à diminuer le RGO ainsi que les coliques.
A noter aussi qu’un appui sur la tête de bébé au niveau de l’arrière du crâne entraîne chez lui un micro reflexe qu’on ne sent pas toujours : le bébé peut jeter sa tête en arrière, ce qui peut entraîner la perte de la position physiologique et peut parfois même aller jusqu’à une inflammation des nerfs au niveau de la nuque et engendrer un reflux.

Parce qu’il permet une bonne pratique éducative

Le portage permet de soulager le porteur du poids de bébé dans les bras et lui permet également une plus grande liberté de mouvements lorsqu’il a les bras libres. En effet, étant éducatrice dans un groupe d’enfants non marcheurs, il est parfois difficile de porter pendant un long moment un enfant à bout de bras. L’écharpe de portage peut être une bonne solution lorsqu’un enfant n’est pas encore prêt à être déposé au sol ou a un besoin d’attention particulier. Cela nous permet de satisfaire le besoin de cet enfant en le gardant près de nous, il va se sentir rassuré et cela va nous permettre de pouvoir continuer certaines tâches en ayant nos deux mains libres, comme par exemple préparer un biberon ou les repas, accueillir un autre enfant, écrire des transmissions…
Si l’écharpe est correctement ajustée sur les épaules, la répartition des charges est optimale et on ne sent pas le poids du bébé qui pèse dans le dos, le dos n’est pas tiré vers l’arrière et est donc beaucoup moins sollicité.
Ceci est encore un avantage dans notre métier, car les problèmes de lombalgies chez les éducatrices sont assez récurrents.
Pour les mamans, le cosy est souvent un objet lourd et encombrant pour les petits trajets. En parlant avec une maman, elle me fit part d’un souci qu’elle rencontrait lorsqu’elle devait sortir avec ses deux enfants en bas âge. Elle m’expliquait qu’elle avait du mal à gérer le poids du cosy avec son bébé à l’intérieur et son premier enfant qui marchait déjà mais qui avait besoin dans certains cas de donner la main à sa mère. Je lui ai expliqué qu’ici à la crèche, nous utilisions parfois des écharpes de portage et que cela était bien pratique pour libérer ses mains lorsqu’on a plusieurs enfants dont on doit s’occuper. Par la suite, elle essaya de porter son deuxième enfant dans une écharpe et me remercia du conseil que je lui avais fait car elle trouva qu’elle avait une plus grande amplitude dans ses mouvements et qu’elle pouvait ainsi s’occuper tout autant de son premier enfant que de son deuxième et cela tout en préservant son dos.

Voilà l’exemple concret d’une maman qui a gentiment accepté de m’accorder un peu de son temps pour répondre à mes questions et vous faire partager son expérience du portage. Sa fille aînée est inscrite à la crèche en maison des enfants, je la nommerai E. et sa deuxième fille à 5 semaines et est portée en écharpe par sa maman tous les jours, je la nommerai S.

– Avez-vous déjà utilisé cette technique avec votre 1er enfant ?


Oui j’ai déjà essayé de porter ma première fille, avec une écharpe de portage. Mais, E. étant née au Brésil, il faisait trop chaud et je n’ai pas continué.
Lorsqu’elle a eu 6 mois, j’ai utilisé une autre technique de portage: le Meï taï, qui est entre l’écharpe et le porte bébé. Il y a une assise déjà toute faite et il suffit juste d’installer son enfant et de faire un nœud. Mais c’était assez rare. Je l’utilisais surtout lors de mes voyages en avion., car pour passer les contrôles à l’aéroport, ils nous demandent de retirer l’enfant que l’on porte. Avec une écharpe de portage c’était un peu trop long et compliqué de devoir tout replacer correctement à chaque contrôle alors qu’avec le Meï taï, il suffisait d’un nœud et on pouvait repartir. C’était beaucoup plus rapide et pratique.

– Comment avez-vous connu la technique du portage en écharpe ?
Pour le portage en écharpe, une amie m’en avait déjà parlé mais c’est surtout à la maternité, après avoir accouché de ma deuxième fille, que j’ai appris beaucoup de choses. Une sage-femme était présente pour nous donner de nombreux conseils, notamment sur les raisons des pleurs des nouveau-nés, et le portage était mentionné comme étant bénéfique pour calmer un bébé qui pleure.

– Avez-vous assisté à des cours de portage ?
Oui grâce à la sage-femme de la maternité, qui est également venue me rendre visite une fois que j’étais rentrée chez moi.

– Depuis quand portez-vous S. ?
Depuis sa naissance. La sage-femme m’a conseillé de la porter le plus tôt possible et du coup c’est ce que j’ai fait. Elle s’est tout de suite senti à l’aise dans l’écharpe.

– A quelle fréquence portez-vous votre fille ?
Le plus souvent possible.

– Quels sont les avantages que vous trouvez à cette technique ?
Je trouve cette technique très agréable pour les câlins. On a beaucoup pratiqué le peau à peau avec S. grâce à l’écharpe. Et son papa a également pu partager ces moments de tendresse avec elle car il la porte en écharpe aussi.
Mettre S. en écharpe me permet de l’allaiter plus facilement. Elle peut téter à la demande et lors de nos sorties, nous sommes cachées des regards indiscrets. Cela l’aide également à digérer correctement, car en étant redressée, elle fait ses rots plus facilement et en cas de colique, c’est une position qui l’apaise.
Etant bien dans l’écharpe et blottie contre moi, cela lui permet de s’endormir en toute sérénité. Il m’arrive même parfois de la mettre en écharpe pendant la nuit, c’est un conseil que la sage-femme m’a donné, comme ça elle se sent sécurisée et moi je peux me coucher et me reposer pour être en forme pour m’occuper d’elle le lendemain. De plus il y a des écharpes un peu plus rigides qui peuvent s’utiliser comme des hamacs. Je connais une amie qui l’utilise avec son enfant et elle trouve cela vraiment bien car ça épouse bien la forme de son enfant, il se sent rassuré et en même temps il est bercé.
Je trouve que c’est une technique qui est bénéfique pour le dos car je ne ressens aucune douleur à ce niveau. Et c’est surtout très pratique pour m’occuper de sa grande sœur, car j’ai les mains libres pour elle.

– Utilisez-vous seulement l’écharpe ou également la poussette ?
J’ai essayé de mettre S. dans la poussette de mon aînée seulement une fois lors d’une balade avec ses grands-parents mais sinon j’utilise tout le temps l’écharpe.

– Comment réagit votre entourage ?
Mon entourage était plutôt positif au fait que je porte S. en écharpe. Bien sûr j’ai eu droit à quelques commentaires me disant que si je la portais trop je n’arriverai plus à la poser et qu’elle allait devenir capricieuse, mais c’était assez rare. Et pour moi le plus important c’est que je me sente bien. Car une maman qui est bien dans sa tête pourra s’occuper au mieux de son enfant. Si maman est stressée ou fatiguée, alors bébé va tout de suite le ressentir et il va beaucoup plus pleurer. C’est un cercle vicieux.

– Pensez-vous que les bénéfices du portage se répercutent sur votre aînée?
Je pense que oui. E. est très attentionnée et bienveillante envers sa petite sœur et je pense que c’est parce qu’elle me voit l’être avec sa sœur, du coup elle veut m’imiter. Grâce au portage en écharpe, je suis disponible pour elle aussi sans délaisser S. Lorsque j’ai l’écharpe, je peux jouer avec E., l’emmener à la crèche, faire des courses, me balader avec mes deux filles, etc… C’est un réel plaisir.

Pour conclure, je pense que le fait de porter un enfant, que ce soit dans ses bras ou avec une aide comme une écharpe de portage apporte de nombreux avantages à partir du moment où cela est bien fait, c’est-à-dire en respectant les consignes de sécurité. Effectivement, le portage peut se révéler dangereux en portant son enfant dans une écharpe dans une mauvaise position. Certains enfants en sont morts car leurs voies respiratoires n’étaient pas dégagées et la presse a très vite fait d’incriminer le portage en lui-même alors que c’était seulement une mauvaise manière de porter. De la même manière, un porte-bébé non physiologique pourra apporter des problèmes de confort pour le porteur et le porté, d’inflammation des nerfs, d’hyper extension, voire des problèmes de hanche. C’est pourquoi il est important de se former auprès de personnes compétentes.


Du point de vue de l’enfant, le portage permet de respecter sa physiologie tout en lui apportant du réconfort. Il facilite la création du lien d’attachement qui est très important chez les tout petits. Cette proximité va lui permettre de développer tous ses sens. Cela pourra l’aider dans son éveil mais aussi lors de ses phases de repos.
Du point de vue du porteur, le portage permet de rassurer tout en continuant ses activités et en ayant les mains libres. On peut alors être multitâches sans se faire mal au dos.
Je pense donc qu’il suffit juste d’être à l’écoute de chaque enfant pour essayer de répondre aux mieux à ses besoins. Le portage permet une transition en douceur de la vie intra utérine à extra utérine, puis de la vie à la maison à la vie à la crèche. Il permet de garder bébé contre soi tout en le portant avec bienveillance et sécurité vers le monde.

Marie Reinert
Éducatrice pour les crèches L’Enfant Roi

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