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Association Montessori Luxembourg
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Oct 7, 2020

La couture : en quoi peut-elle faire partie de la vie pratique dans le pédagogie Montessori ?

La couture : en quoi peut-elle faire partie de la vie pratique dans le pédagogie Montessori ?

1. Introduction

Lors de ma formation en pédagogie Montessori, je me suis rendu compte qu’en vie pratique, il n’y avait pas de plateau sur la couture. Pourtant, elle fait partie de la vie courante.

J’ai choisi ce sujet car je suis passionnée par la couture.

J’ai demandé l’accord à ma formatrice, Corinne Chrétien, ainsi qu’à ma principale, Emilie Kieffer, pour créer un plateau de vie pratique en couture afin de le réaliser et de le tester au sein de la « Maison Des Enfants ».

Mon objectif est que les enfants puissent réaliser des activités qui leur permettront d’apprendre quelques points de couture simples et faciles.

Dans la première partie de mon article professionnel, je tente d’expliquer la vie pratique (les exercices, les présentations, les buts directs et indirects) liée à la pédagogie Montessori. Ensuite, j’essaye de définir la couture : l’histoire, les types de points, les accessoires et les outils. Et de trouver l’harmonie qui peut les unir ensemble.

La deuxième partie de mon travail est basée sur la pratique de mon projet : La mise en place des plateaux, les présentations, les observations, les modifications apportés et la sécurité.

2. La vie pratique

2.1. Explications

Le matériel de vie pratique est le premier à être présenté à l’enfant. Ce matériel est le seul à ne pas être scientifique car il change selon la culture, le groupe social.

Les activités de vie pratique peuvent sembler simples et banales, ils sont en réalité une partie très importante du programme de la pédagogie Montessori. Chacun des exercices aide l’enfant à perfectionner sa coordination afin qu’il puisse travailler ultérieurement avec le matériel académique plus compliqué.

Maria Montessori dit la phrase suivante : « Libérez le potentiel de l’enfant et vous le transformerez dans le monde. »

2.2. Exercice

Le matériel de la vie pratique invite l’enfant à agir, à accomplir un vrai travail dans un but réel, déterminé et facile à atteindre. Les exercices correspondants sont liés avec les fonctions de la vie courante ce qui permet la répétition et donc le perfectionnement.

Selon Maria Montessori : « La fonction du milieu n’est pas de former l’enfant mais de lui permettre de se révéler. »

Le but moral n’est pas de pousser par un sentiment d’émulation ou de compétition mais par l’amour des enfants pour le milieu qui l’entoure. Avec ce genre de gymnastique, on arrive à développer un véritable « sentiment social ». Ils travaillent sans se soucier s’ils travaillent pour eux ou pour l’avantage commun.

2.3. Présentation

Les exercices de vie pratique sont une série d’actions que l’adulte fait d’une façon automatique sans trop réfléchir. Pour pouvoir faire une présentation, l’adulte doit impérativement ralentir ses mouvements, présenter chaque action, chaque étape de façon saccadée en essayant de simplifier la complexité.

Comme Maria Montessori l’a dit : « L’enfant a un esprit capable d’absorber la connaissance. Il a le pouvoir de s’instruire tout seul. »

Ce matériel de vie pratique, ainsi que les exercices sont sortis de leur contexte pour une meilleure compréhension du mouvement à effectuer.

On prend chaque mouvement complexe et on le décompose en action. En faisant cela, on assure l’efficacité et on aide l’enfant dans sa confiance en soi.

2.4. Buts directs

Le matériel de vie pratique a toujours pour buts directs de développer chez l’enfant :

  • L’ordre
  • La coordination
  • La concentration
  • L’indépendance

Offrir à l’enfant l’opportunité de faire de façon ordonnée, harmonieuse et autonome.

2.5. Buts indirects

Les buts indirects sont :

  • Coordination motrice des mouvements : développement et autonomie psychomotrice
  • Développement de la volonté et de la concentration
  • Adaptation à l’environnement : développement social, autonomie, indépendance
  • Préparation de la main à l’utilisation des outils et précision du geste
  • Préparation à l’écriture
  • Construction de la pensée logique
  • Construction de la confiance en soi

3. La couture

3.1. Définition

Une couture est l’assemblage de pièces par une suite de points exécutés à l’aide de fil à coudre, soit manuellement avec une aiguille, soit en utilisant une machine à coudre.

La couture est un métier, mais aussi un loisir. Le professionnel qui pratique la couture est appelé un couturier ou une couturière. Ses principales tâches sont la confection, la retouche…

La première utilisation connue du mot daterait du XIVe siècle. Toutefois, on retrouve la pratique de la couture dans différents corps de métiers, notamment chez les militaires, chez les techniciens des matériaux ou encore dans les industries fabricant des produits qui nécessitent l’assemblage de textiles comme les tentes, les cerfs-volants…

3.2. L’histoire de la couture

Elle remonte à l’Ère Paléolithique quand se répand l’usage des aiguilles à chas en os et en ivoire. La couture servait à lier point par point des peaux d’animales dans le but de concevoir des vêtements ou des abris.

Au Moyen Âge, la couture était principalement effectuée par les femmes. Pour la majorité des peuples, les vêtements coûtaient chers et les femmes devaient alors les coudre pour allonger leur durée de vie.

Au niveau histoire, en France, la corporation des couturières existe depuis la fin du XVIIe siècle, période où les corporations passèrent sous l’autorité du roi. Par l’édit de 1673, Louis XIV constitua une communauté de tous les métiers. C’est à cet édit que la corporation des couturières de Paris doit son existence.

3.3. Les types de points de couture

Point de bâti, surfilage, surjet, surpiquage, reprisage, point devant, point arrière, point de piqûre, point de chaussons, point de côté ou point caché, point fantaisie.

3.4. Les accessoires de couture

Bouton, braguette, fermeture à glissière, fil à coudre, galon, patron, velcro, bande à biais.

3.5. Les outils de couture

Aiguille à coudre, aiguille à tricoter, dé à coudre, épingle, épingle de sûreté, ciseaux à couture, machine à coudre, découd-vite, porte épingle, enfile aiguille, œuf à repriser, craie pour tissu, cadre ou tambour à broder.

4. Comment peut-on associer la couture dans la vie pratique ?

La couture peut être proposée par un ou plusieurs plateaux de vie pratique que l’enfant pourra utiliser seul après avoir vu la présentation.

Chaque plateau sera composé d’accessoires et d’outils de couture qui seront adapté au niveau de la sécurité pour l’enfant et comprendra une seule complexité pour que l’enfant puisse réaliser l’acte par lui-même et ainsi renforcer sa confiance en lui.

« L’enfant nous demande de l’aider à agir seul. » Maria Montessori

Le premier plateau permettra à l’enfant de s’exercer à reproduire le geste du passage de fil par dessus puis par dessous. Suivant l’âge, on proposera une aiguille a bout rond (type aiguille à laine).

Pour le deuxième plateau, on proposera un cadre à broder qui permettra de travailler sur un tissu bien tendu.

L’enfant pourra s’entraîner, autant de fois et de temps qu’il le souhaitera, sur la régularité de ses points et pourra laisser libre court à sa création. Par la suite, on pourra lui proposer de coudre un bouton ou des motifs à suivre sur le tissu.

Selon Maria Montessori : « La joie d’apprendre est autant indispensable à l’intelligence que la respiration au coureur. »

Outre l’intérêt pour l’enfant que représente la couture, celle ci lui permettra de travailler aussi :

  • Coordination motrice des mouvements : développement et autonomie psychomotrice.
  • Adaptation à l’environnement : développement social, autonomie, indépendance.
  • Développement de la volonté et de la concentration.
  • Préparation de la main à l’utilisation des outils et précision du geste.
  • Coordination œil/main très précise.
  • Travail de la main avec la pensée.
  • Construction de la pensée logique par l’enchaînement des actions.
  • Construction de la confiance en soi et de l’estime de soi.

Le « point devant » sera utilisé car c’est le plus facile à réaliser. Le « point devant » s’effectue de droite à gauche, aussi bien en ligne droite qu’en courbe.

Explication du « point devant » en pratique :

En partant de la droite de l’ouvrage, sortez le fil et piquez quelques millimètres vers la gauche. Ressortez la pointe de l’aiguille un peu plus loin, en exécutant des points e même longueur, à égales distances.

5. Projet.

5.1. Plateaux

Les plateaux sont proposés à l’enfant de façon à ce que l’action soit simplifiée et chaque plateau contiendra une nouvelle complexité.

En premier, on apprendra le « point devant » sur une feuille rigide perforé.

A) Composition du premier plateau

  • Porte aiguille
  • Aiguille
  • Fil
  • Feuille rigide perforée

En deuxième, on fera le “point devant” sur un cadre à broder et du tissu.

B) Composition du deuxième plateau

  • Porte aiguille
  • Aiguille
  • Enfile aiguille
  • Fil
  • Ciseaux de couture
  • Bol (poubelle)

Lorsque l’enfant aura acquis le “point devant” sur le cadre à broder, on pourra lui proposer d’autres complexités telles que suivre avec le fil un dessin marqué sur le tissu ou coudre un bouton.

C) Composition du troisième plateau

  • Identique au deuxième plateau
  • On y ajoute soit – plusieurs formes avec des marqueurs – soit plusieurs boutons.

Que l’enfant puisse choisir en fonction de ses envies.

5.2. Présentations

A) Premier plateau

  • Inviter l’enfant à aller chercher le matériel
  • Sortir le matériel et le placer sur la table
  • Prendre l’aiguille avec le fil, l’introduire par-dessus dans la feuille rigide perforée et la faire ressortir par dessous, en poussant l’aiguille
  • Attraper l’aiguille de l’autre côté et tirer le fil
  • Introduire l’aiguille par dessous dans la feuille rigide perforée et la faire ressortir de dessus, en poussant l’aiguille
  • Attraper l’aiguille et tirer le fil
  • Faire cette manipulation jusqu’au bout de la feuille rigide perforée
  • Ranger le matériel sur le plateau puis sur l’étagère
  • Inviter l’enfant à le faire seul autant de fois et de temps qu’il le souhaite

B) Deuxième plateau

  • Inviter l’enfant à aller chercher le matériel
  • Sortir le matériel et le placer sur la table dans l’ordre d’utilisation
  • Prendre l’aiguille et l’enfile aiguille
  • Introduire l’enfile aiguille dans le chas de l’aiguille
  • Passer le fil dans le chas de l’enfile aiguille et tirer
  • Le fil enfilé, joindre les deux bouts de fils et faire un nœud
  • Prendre l’aiguille avec le fil, l’introduire par-dessus dans le tissu et la faire ressortir par dessous, en poussant l’aiguille
  • Attraper l’aiguille de l’autre côté et tirer le fil
  • Introduire l’aiguille par dessous le tissu et la faire ressortir par-dessus, en poussant l’aiguille
  • Attraper l’aiguille et tirer le fil
  • Faire cette manipulation jusqu’au bout du fil
  • Prendre les ciseaux, couper le fil
  • Ranger le matériel sur le plateau puis sur l’étagère
  • Inviter l’enfant à le faire seul autant de fois et de temps qu’il le souhaite

5.3. Observations et modifications

A) Premier plateau

  • Ma première observation a été faite avec un enfant de 3 ans.

Je lui demande s’il veut essayer de faire de la couture avec moi. Je lui montre le plateau et il le porte jusqu’à la table.

Il a l’air très intéressé par ce nouveau plateau, il découvre le matériel qui se trouve à l’intérieur. Il soulève l’aiguille et la regarde attentivement puis la repose et me regarde.

Je lui demande si il veut que je lui montre comment faire un « point devant » en couture. Il est d’accord.

Je sors alors mon matériel dans l’ordre dans lequel je vais l’utiliser. Je prends l’aiguille, j’enfile le fil dans le chas de l’aiguille, je mets le fil en double et je fais un nœud.

Mon aiguille est prête. Je prends la feuille à trou et je commence la présentation. Je lui demande s’il veut essayer, il en a envie. Je le laisse faire et j’observe.

Il a des difficultés à passer le fil dans le chas de l’aiguille, il me demande mon aide. Passer le fil dans les trous par-dessus et par dessous, il y arrive directement.

✔ Modification : L’enfilage est difficile. J’isole la première difficulté, le va et vient de l’aiguille. La solution est de nouer le fil à la feuille perforée ainsi l’enfant peut commencer directement et se concentrer sur le passage de l’aiguille.

  • Ma deuxième observation a été faite avec un enfant de 3 ans et 7 mois.

zJe fais ma présentation puis je lui propose de la faire à son tour. Il commence et je me rends compte que les trous qui ont été faits à la perforatrice sont trop grands car lorsque l’enfant plante l’aiguille dans la feuille perforée, celle-ci a tendance à retomber et à ne pas faire l’effet « tissu » que je recherche. Pourtant, il y arrive mais la manipulation est moins fluide que je l’espérais.

✔ Modification : Trou de la perforatrice remplacé par une perforation au poinçon adaptée à la taille de l’aiguille.

  • Ma troisième observation a été faite avec un enfant de 3 ans et 2 mois.

Il est très attentif lors de la présentation, il semble très intéressé et regarde tous mes mouvements. Il réussit à faire le va et vient directement sans se tromper jusqu’à la fin de la feuille perforée. Je lui propose de recommencer s’il en a envie, il accepte. Puis de lui-même il veut le refaire. Finalement, il le fait 6 fois en se concentrant et y parvient à chaque fois. Il a déjà repéré le deuxième plateau car il m’appelle et me dit : « on peut essayer l’autre ? » en me le montrant du doigt.

Je lui dis que l’on peut essayer et propose de lui montrer la présentation.

✔ Modification : feuille cartonnée remplacée par une feuille cartonnée et plastifiée pour qu’elle dure plus longtemps et soit plus solide.

Après les modifications, ce plateau est un grand succès. Les enfants ont compris le mouvement de « va et vient » à faire pour parvenir à avoir un « point devant » comme je l’avais montré lors de ma présentation.

B) Deuxième plateau

Avant de voir la présentation du deuxième plateau de couture, chaque enfant se sera déjà exercé plusieurs fois avec le premier plateau.

  • Ma première observation se fait avec l’enfant de 3 ans et 2 mois qui m’a demandé d’essayer le plateau.

Je lui demande d’aller le chercher et je lui propose de s’asseoir à côté de moi. Je sors tout le matériel dans l’ordre dans lequel je vais l’utiliser et je lui fais la présentation. Il regarde tous mes gestes attentivement et lorsque je finis, il me demande pour le faire.

Enfiler le chas dans l’aiguille est difficile, même avec l’enfile aiguille manuelle donc il me demande mon aide. Dans un premier temps, je lui propose de lui montrer comment utiliser l’enfile aiguille mais je me rends compte qu’il n’y arrive pas. Je le fais pour lui car il me le demande. Pour ce qui est de faire le « point devant » il réussit comme au précédent plateau. Les points sont grands, pas régulier, mais cela est totalement normal en période de découverte. Il termine son fil sur le tissu et veut recommencer. Je lui explique qu’il peut couper le fil, retirer l’aiguille et recommencer autant de fois qu’il le souhaite. Il y passe un long moment puis finit par ranger le matériel sur l’étagère.

✔ Modification : Je mets un enfile aiguille automatique à la place du manuel afin de facilité la tâche à l’enfant.

  • Ma deuxième observation a été faite avec un enfant de 3 ans et 5 mois.

Je propose à cet enfant s’il veut que je lui présente le deuxième plateau. Je n’ai pas le temps de lui demander d’aller le chercher qu’il l’a déjà pris. On se met assis, je sors le matériel et je lui fais la présentation.

Il commence à le faire seul, il tourne le cadre à broder au fur et à mesure pour piquer, il parvient à faire le va et vient puis après quelques points, il continue en faisant un « point de surfilage » en piquant dans un seul sens sur le même côté du tissu. Il s’en rend compte car le fil passe sur le côté du cadre à broder. Il me le tend, je lui demande ce qui se passe et il me montre le fil. Je lui dis que ce n’est pas grave et qu’il va bientôt y arriver. Je lui propose de couper le fil et de recommencer, il accepte. Il recommence mais comme il tourne toujours le cadre à broder, il finit par recommencer à faire le « point de surfilage ».

Après les modifications, le plateau est plus simple d’utilisation. Les enfants s’exercent dans la répétition et la précision des gestes. Ils ont compris la base : piquer sur l’endroit puis sur l’envers du tissu pour former un « point devant ». Maintenant, je laisse la place à leur créativité et leur envie.

5.4. Sécurité

  • Utilisations d’aiguilles à laine qui sont plus épaisses et ont un bout rond
  • L’aiguille est mise sur un porte aiguille afin de ne pas se piquer lors de sa prise main
  • Ciseaux à bout rond

6. Conclusion

La couture n’était pas encore proposée en vie pratique à la crèche « L’Enfant Roi », je suis donc heureuse de pouvoir la présenter et de l’avoir tester avec les enfants de la « Maison des Enfants » de Capellen en situation réelle.

« Traitez toujours l’enfant avec la plus grande politesse et offrez-lui le meilleur de ce que vous possédez. » Maria Montessori

Les enfants sont intéressés, certains plus que d’autres par la couture. Ils sont attirés par le va et vient du passage de l’aiguille ainsi que d’apprendre avec du nouveau matériel.

Du matériel déjà vu à la maison ou chez les grands parents mais qu’ils n’avaient jamais pu toucher ou essayer eux-mêmes.

L’observation des enfants, l’aide et les conseils apportés par ma formatrice et mes collègues m’ont permis de trouver des solutions afin d’isoler les complexités de la couture et de pouvoir les adapter aux enfants en les simplifiant au maximum.

Si les plateaux sont simplifiés, les enfants arrivent à les manipuler seul sans l’aide de l’adulte ce qui leur permet de construire leur confiance en eux.

Je pense avoir su trouver deux plateaux adaptés, après plusieurs modifications, qui peuvent être mis en place dans la vie pratique en Montessori.

Je terminerai sur une phrase de Maria Montessori qui disait : « N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur : alors, apprenons-leur à s’adapter. »

7. Bibliographie

Ouvrages de référence :

Pédagogie Montessori

  • L’enfant de Maria Montessori (édition Desclée De Brouwer)
  • La découverte de l’enfant – Pédagogie scientifique tome 1 de Maria Montessori (édition Desclée De Brouwer)
  • Eveiller, épanouir, encourager son enfant – La pédagogie Montessori à la maison de Tim Seldin (édition Nathan)
  • Formation en pédagogie Montessori pour les enfants de 0 à 4 ans (Association Montessori Luxembourg)

Couture

  • Le bon point – guide complet des points de couture et de broderie à la main de Margaret Rowan (édition LTA)
  • Les bases de la couture – La couture à la main de Emiko Takahashi (édition De Saxe)
  • La couture, premiers pas : le guide indispensable de la couturière néophyte de Perrine Colignon (édition Eyrolles)
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