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Oct 3, 2019

La confiance en soi à travers la pédagogie Montessori

La confiance en soi à travers la pédagogie Montessori

Introduction

La confiance en soi est une qualité indispensable à tout être humain pour une vie épanouie et heureuse. Elle semble être vécue comme un ressenti, un ensemble d’émotions et de sentiments, mais elle se traduit concrètement, au quotidien, par nos actions et nos attitudes. C’est une qualité qui s’acquiert dès le plus jeune âge et qui va nous permettre d’aller de l’avant malgré la peur, de dépasser d’éventuels échecs et de faire face aux défis et imprévus que nous allons rencontrer tout au long de notre vie.

Maria Montessori, préconisait la mise en place d’un environnement préparé en fonction des besoins de l’enfant afin de construire la confiance en soi. Pour elle, un environnement créé (par les parents, par les enseignants), adapté, évolutif, est la clé. Nos comportements, nos paroles, nos actions, font partie intégrante de cet environnement et seraient une aide précieuse à l’acquisition de la confiance en soi.

Le manque de confiance en soi est un sentiment désagréable que chacun de nous, ou presque, avons déjà expérimenté. Depuis que j’ai la chance d’exercer dans une ambiance montessorienne j’ai pu observer les bienfaits de cette façon d’être et de faire sur les enfants en matière de confiance en soi. Je suis tellement stupéfaite face à tant d’aisance de leur part que cela m’a amené à réfléchir sur ce sujet.

Ainsi, pouvons-nous nous demander en quoi cette pédagogie Montessori contribue à l’apprentissage de la confiance en soi ?

Dans un premier temps, nous tenterons de définir le concept de la confiance en soi ainsi que le rôle essentiel des parents dans son acquisition. Et, dans un second temps, nous mettrons en avant les conditions pédagogiques – à savoir l’environnement et les attitudes à adopter – favorables à l’apprentissage de la confiance en soi à travers la pédagogie Montessori.

I/  Définition de la confiance en soi et du rôle des parents

La confiance en soi n’existerait pas en tant que telle, ce serait un mot valise. Il y aurait, en réalité, plusieurs formes de confiance. En effet d’après Isabelle Filliozat, psychothérapeute et écrivaine française, le terme « confiance en soi » comprend quatre dimensions qui se construisent les unes après les autres au cours de notre développement. Au sentiment de sécurité intérieure succède la confiance en sa propre personne, puis la confiance en ses capacités et enfin la confiance relationnelle.

Le nouveau-né, à son arrivée, aurait naturellement confiance en lui et pour que cette confiance ne soit pas détruite il doit être bien accueilli par ses parents. Il a donc besoin d’être porté, regardé, nourri ; il a besoin que l’on soit attentif à lui, que l’on interagisse tout simplement avec lui. Dans cette relation d’amour il construit sa sécurité intérieure. Cette confiance de base lui fait se sentir avoir le droit d’exister, d’appartenir à cette famille et d’y avoir une place.

Un enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de façon cohérente et continue. C’est ce que John Bowlby, psychiatre et psychanalyste britannique, a mis en avant avec sa théorie de l’attachement. Il est primordial que la figure d’attachement, le plus souvent la mère, réponde aux interpellations de son enfant, que ce soit des pleurs, des cris, des sourires; ses besoins doivent être entendus.

Quand les parents accueillent les émotions de leur enfant, celui-ci se dit qu’il a de la valeur et sent ce lien, cet amour inconditionnel qui lui permet d’asseoir une bonne sécurité intérieure. Au contraire, s’il y a une rupture d’attachement, qu’elle soit d’ordre physique ou d’ordre psychologique (on ne répond pas aux besoins de l’enfant), cela va créer une carence de sécurité intérieure. Il est impératif de réparer ces « micro ruptures » en communiquant avec l’enfant, qui se trouve alors dans l’isolement, la panique car cette absence de réparation engendrera plus tard un manque de confiance en lui.

Une fois la sécurité intérieure acquise, l’enfant arrive à l’âge de 18 mois et commence à dire « Non ». Il ne veut plus être le prolongement du désir de sa mère mais il veut savoir qui il est Lui, c’est-à-dire qu’il a le droit d’avoir ses idées, ses pensées et de faire des choix par lui-même. L’enfant va donc construire la confiance en sa personne propre. Il s’oppose, développe sa propre personnalité, veut devenir une personne séparée de ses parents et cherche à se définir: qu’est-ce qui est Moi ?

C’est une période où il est nécessaire pour l’enfant d’affirmer ses besoins, de prendre confiance en ses propres sensations, émotions et désirs. Pour ce faire, l’enfant a besoin du regard bienveillant de ses parents qui l’autorisent à la fois à être lui-même et différent d’eux. Ils participent à renforcer la confiance en sa personne propre. Ainsi ils peuvent lui demander au quotidien : « Tu veux mettre les chaussures rouges ou bleues aujourd’hui ? », « Tu préfères des haricots ou des épinards pour le dîner ? », autant de questions qui vont montrer à l’enfant que son choix importe, qu’il est respecté et considéré. Son « Non » est accepté, il va commencer à dire « Je » et à exister en tant que personne.

Vers l’âge de 2 ans et demi, l’enfant commence à explorer le monde et veut faire les choses tout seul dans le but de développer sa confiance en ses capacités. Il a besoin qu’on le laisse découvrir, toucher, tomber, se relever, recommencer, qu’on lui donne des missions et des responsabilités. L’enfant fait les choses par envie de les faire. Il connaît souvent des échecs mais également des réussites. Il apprend petit à petit à développer cette confiance en ses compétences. Quand quelqu’un fait tomber un verre et qu’il se casse on lui dit : « Ne t’inquiète pas, ce n’est pas grave ». Alors pourquoi gronder son enfant quand c’est lui qui commet cette maladresse ?

Très souvent, les parents « font à la place » de leurs enfants par manque de temps, de patience ou par gentillesse mais c’est à ce moment-là que l’enfant fait une « crise ». Il arrive que l’enfant se mette à pleurer ou à faire une colère sans que nous comprenions ses réactions soudaines. L’enfant manifeste sa contrariété parce que nous ne l’avons pas laissé faire tout seul. C’est son bonheur de faire par lui-même et si les parents ne respectent pas sa volonté, son désir, l’enfant va développer l’idée qu’il n’est pas capable d’agir seul et qu’il a toujours besoin d’aide pour pouvoir réussir. C’est donc en faisant qu’il acquiert des compétences.

« Un enfant enfermé dans ses limites reste incapable de se valoriser et n’arrivera pas à s’adapter au monde extérieur. » Maria Montessori

Plus tard vient la confiance relationnelle. Certes elle se tisse depuis le plus jeune âge auprès des parents, des frères et sœurs mais il s’agit là des relations avec ses pairs, des copains et copines à l’école ou lors d’activités extra-scolaires. L’enfant se confronte à d’autres enfants, rencontre des camarades, se fait des amis. Ces rencontres peuvent influencer grandement la confiance relationnelle de l’enfant. En effet, il cherche une reconnaissance par les autres. « Est-ce que je suis accepté ? ». Un enfant moqué, rejeté, humilié par ses frères et sœurs, bizuté ou racketté à l’école sera plus facilement en déficit de confiance relationnelle.

Les parents peuvent aider les enfants en leur apprenant à identifier les sentiments et émotions des autres : « Qu’est-ce que ton copain a ressenti quand tu lui as dit que tu ne voulais plus le voir ? Imagine ce que tu ressentirais si tu étais à sa place » mais ils ont également besoin du soutien de l’école qui est un lieu de socialisation. Toutefois le simple fait de mettre les enfants ensemble ne suffit pas. Les enseignants ou éducateurs ont un rôle à jouer et doivent aider les enfants à se socialiser.

C’est ainsi que nous allons parler de la place de l’enseignement dans l’apprentissage de la confiance en soi mais particulièrement à travers la pédagogie Montessori. Cette alternative à l’éducation, dite traditionnelle, préconise une façon de faire et d’être qui amène les enfants, dès le plus jeune âge, à développer la confiance en soi, ou plutôt les différentes formes de confiance.

II/  L’apprentissage de la confiance en soi à travers la pédagogie Montessori

L’approche Montessori ne se résume pas à un ensemble d’outils et de techniques. C’est avant tout un état d’esprit qui veille à respecter l’intérêt de l’enfant et l’épanouissement de sa personnalité.

Maria Montessori, première femme médecin en Italie, avait compris très tôt que l’éducation est déterminante dans la construction future de l’enfant et dans son rapport au monde. Après plusieurs années de travail et d’observation au contact d’enfants dis « débiles » puis « normaux », cette fine pédagogue crée, en 1907, la première Maison des Enfants qui devient sa base de recherche, un laboratoire d’expérimentation où elle construit et éprouve sa méthode.

C’est ainsi que naît la pédagogie Montessori : dès lors que l’enfant se trouve dans un environnement propice, accompagné par un éducateur qui s’adapte à lui et le stimule, l’enfant apprend par lui-même, à son rythme. C’est ainsi qu’il va développer la curiosité, le désir et le plaisir d’apprendre, la concentration, l’autonomie mais également l’estime et la confiance en soi.

Avec le temps et l’expérience, la pédagogie Montessori démontre qu’un enfant qui se sent à l’aise développe sa confiance en lui. Pour qu’il se sente bien, il faut préparer l’ambiance, lieu physique et psychologique dans lequel l’enfant fait les premiers pas de son évolution.

Tout doit être rangé, ordonné : le fait que chaque objet ait une place définie rassure l’enfant dans le sens où l’ordre extérieur participe à l’ordre intérieur. Cette disposition fixe l’aide à s’orienter et à se retrouver. II prend des repères et a le sentiment de maîtriser son milieu. Il s’y sent donc en sécurité. Rappelons que la sécurité intérieure est la confiance de base, celle que l’on acquiert dès notre arrivée au monde.

Le matériel pédagogique est scientifique dans la mesure où il est progressif et permet à l’enfant d’isoler chaque difficulté, de contrôler l’erreur et de s’autocorriger sans l’intervention d’un adulte. Le matériel est ainsi adapté à l’enfant en fonction de son âge et de ses besoins ce qui lui permet d’éduquer sa motricité, ses sens et ses compétences intellectuelles.

Outre sa fonction esthétique grâce à l’harmonisation des couleurs, la présence de plantes et d’œuvres d’art, l’ambiance montessorienne est propice à l’exploration. L’enfant qui se trouve dans un environnement sain, ordonné, avec la possibilité de toucher, de parcourir le matériel, d’accéder tout seul à une multitude d’activités, a l’opportunité d’accroître ses compétences et de ce fait la confiance en ses capacités.

À ces deux aspects s’ajoute un facteur très important qui caractérise une ambiance Montessori et qui aide au développement de la confiance en soi, c’est le mélange des âges. Il s’agit d’un des principes fondamentaux de cette pédagogie qui permet aux enfants d’âges différents de se côtoyer au sein d’un même groupe. Ainsi les plus grands peuvent jouer le rôle d’aîné en guidant les plus jeunes. Cela va leur permettre d’assurer leurs connaissances en expliquant ce qu’ils ont compris, d’apprendre la patience et le respect mais surtout de prendre confiance en eux. Ici nous pouvons parler de la confiance relationnelle car ils trouvent en partie la reconnaissance qu’ils recherchent. En effet, les petits ont souvent une grande admiration pour les plus grands qui se sentent valorisés et développent ainsi plus d’assurance. Ils se responsabilisent pendant que les plus jeunes observent, se préparent mentalement, nous dirons plus communément qu’ils sont « tirés vers le haut ». Nous remarquons à quel point leur esprit absorbant intègre comme une éponge tout ce qui se passe autour d’eux.

Ce mélange est d’une richesse exceptionnelle pour chaque enfant à condition de respecter le principe du travail individuel où chacun évolue et étudie à son propre rythme.

Si l’environnement est essentiel pour le développement et le bien-être des enfants, il est également important qu’ils puissent évoluer librement tout en étant guidés de la meilleure façon possible.

La notion de liberté est fondamentale dans la pédagogie Montessori : l’enfant a en lui son propre schéma de développement et ne peut s’épanouir que si on le laisse libre d’explorer, de choisir et d’agir par lui-même, au rythme qu’il souhaite et sans entrave extérieure autre que les limites imposées par son environnement (respect du matériel et d’autrui).

Il est donc conseillé à l’éducateur d’éviter d’être intrusif et de se mettre plutôt en retrait pour pouvoir observer. Il doit adopter une juste présence. En effet, Maria Montessori disait que « toute aide inutile est une entrave au développement » ; si nous voulons aider un enfant qui essaie de porter quelque chose de lourd, ou qui insiste pour mettre ses chaussures seul sans qu’il nous ait appelé, ni ne nous ait sollicité, nous lui renvoyons indirectement un message d’incapacité : « Tu n’es pas capable ». Une erreur classique des adultes est de vouloir aider l’enfant à atteindre son but. Or, dans la découverte du monde, ce n’est pas le but qui compte mais l’apprentissage et l’enfant a un besoin essentiel de faire par lui-même.

Il est également important de le laisser choisir son travail et qu’il puisse le répéter autant de fois qu’il le désire car cela correspond à un besoin intérieur. Il ne faut pas l’empêcher de refaire une activité sous prétexte qu’il la connaît suffisamment car cette répétition amène l’enfant à la persévérance, à la concentration, à la maîtrise du geste et ainsi à prendre de l’assurance. De plus, le libre choix conduit l’enfant à asseoir sa confiance en sa personne propre. Ses besoins, ses envies et ses choix sont compris et respectés par l’éducateur. L’enfant peut ainsi répondre sereinement à son besoin vital de « travailler » pour grandir.

Néanmoins, l’éducateur, bienveillant et humble, est là pour accompagner. II doit être disponible et essayer de suivre chaque enfant au plus près. II doit le guider dans ses démarches, lui présenter le matériel au bon moment (c’est-à-dire qu’il sait détecter sa période sensible pour pouvoir lui proposer les activités adéquates) et établir une relation de confiance avec lui.

L’éducateur doit encourager. Prenons l’exemple de l’habillage. Quand un enfant ne veut pas s’habiller seul, on peut lui dire : « Je sais que tu sais le faire » ou lui proposer de le faire ensemble : « Je mets une chaussette et toi tu mets l’autre ? » ; une fois que l’enfant a mis sa chaussette on peut lui dire : « Tu vois que tu sais le faire ». Autant de petites phrases qui montrent à l’enfant que l’on croit en ses capacités et qui l’aident à prendre conscience qu’il sait faire seul. Petit à petit cette confiance qui se développe le pousse à devenir indépendant et autonome, ce qui va lui procurer beaucoup de fierté et l’envie d’aller explorer d’autres horizons.

Comme nous le mentionnions plus haut, chaque enfant est un être à part entière et se développe à sa manière. Certains enfants apprennent par essais – erreurs. Pour eux, échouer fait partie des apprentissages de la vie. Ils n’ont donc pas peur de prendre des risques et développent ainsi leur confiance en eux. D’autres enfants apprennent d’abord en observant. Ils ont besoin de mieux connaître les nouvelles personnes et les lieux qui les entourent avant de se sentir bien. Ils peuvent aussi avoir peur de ne pas réussir et prennent donc moins d’initiatives, ce qui peut freiner leur confiance. Le rôle de l’éducateur est de s’adapter à chaque enfant et de se comporter de façon singulière avec chacun d’eux.

Dans le premier cas, je laisse l’enfant explorer, échouer et s’autocorriger. J’attends qu’il m’appelle pour intervenir ou je propose mon aide suite à l’observation de plusieurs échecs.

Le second cas de figure me rappelle une petite polonaise de 3 ans, qui ne parlait aucune des trois langues parlées à la crèche, qui venait en salle Montessori presque tous les jours mais qui refusait de prendre un travail. J’ai continué à lui proposer de venir en salle Montessori et quotidiennement elle se joignait au groupe. Un jour, au bout de trois mois, elle a repris une à une toutes les activités qu’elle m’avait vu présenter à ses camarades et les a exécutées parfaitement. J’étais stupéfaite ! Après réflexion j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de la peur de l’échec ; en effet, par la suite j’ai pu lui montrer des activités qu’elle a mis du temps à acquérir sans que cela semble la perturber. Il était à mon avis question de se sentir à l’aise et en confiance dans cette classe. Peut-être sa retenue initiale était-elle due à la barrière de la langue ? Quoi qu’il en soit, il était important de continuer à la faire venir en salle Montessori ; même si cela ne se voyait pas, elle apprenait par l’observation et elle a attendu de se sentir suffisamment en confiance pour passer à l’action.

L’attitude de l’éducateur permet à l’enfant de développer sa confiance en soi. J’aurais pu me dire que cela ne servait à rien que cette enfant vienne en salle Montessori puisqu’elle ne voulait pas prendre un travail. Mais j’ai respecté son rythme et sa façon à elle d’explorer l’environnement.

Enfin l’éducateur Montessori n’adresse pas d’éloge à un enfant ni ne le sanctionne. Il doit rester neutre ou être dans une attitude de communication. Le premier jour où j’ai travaillé, un enfant m’a montré son dessin et instinctivement je lui ai dit : « Oh, que c’est beau ! ». On m’a expliqué alors qu’il était important de poser des questions à l’enfant sur son travail au lieu d’exprimer mon opinion. En effet, l’enfant va apprécier le fait que j’aime son dessin et peut par la suite continuer à dessiner parce qu’il sait que cela me fait plaisir. Il y a une récompense en quelque sorte et je vais le rendre dépendant de mes compliments. Alors que si je lui demande : « Est-ce que tu es content de ton travail ? » ou « Aimes-tu ton dessin ? », c’est l’opinion de l’enfant qui importe et il est ainsi amené à faire les choses parce que cela lui plaît à lui.

S’agissant de la sanction, si un enfant, par exemple, en frappe un autre, nous allons privilégier la communication. Nous expliquons que « la main c’est pour caresser » et tentons de discuter autour des émotions des enfants concernés. « Ton copain est triste maintenant, il a mal… », « Est-ce que toi ça te ferait plaisir qu’un copain te tape ? ». On s’abstient de punir en mettant un enfant au coin. Cet acte pourrait lui faire éprouver un sentiment de honte, de rejet qui pourrait impacter sa confiance en lui.

« Le véritable devoir du maître est d’aider, pas de juger ». Maria Montessori

Conclusion

À travers ce modeste article fondé sur mon expérience, j’ai tenté de comprendre en quoi cette pédagogie Montessori contribue à l’apprentissage de la confiance en soi.

J’ai d’abord voulu éclairer ce concept de confiance et vous avez pu remarquer qu’il en existerait en réalité plusieurs types. Ce sont les parents qui, en premier, stimulent la confiance en soi de leur enfant, en répondant tout simplement à ses besoins et en l’acceptant comme étant unique et différent d’eux. L’enfant fait ses propres choix et la fierté ainsi que les encouragements de ses parents lui permettent de construire sa confiance en lui.

La méthode Montessori permet à l’enfant d’être autonome et de grandir sereinement dès la naissance. Ainsi, le bébé puis l’enfant qui se fie en ses compétences, prend confiance en lui et peut ainsi s’épanouir. Cela est possible grâce à un matériel adapté, dans une ambiance préparée et ordonnée, où l’enfant va se sentir en sécurité. Il peut explorer son environnement sans crainte de jugement ou de sanction car il est guidé par un éducateur bienveillant. En effet, celui-ci écoute, comprend et répond à ses besoins. Ce guide respecte le rythme des enfants car ils sont tous différents et les aide à se révéler de par l’affirmation de leurs choix. Ce n’est qu’avec sa liberté d’action, de mouvements, que l’enfant pourra devenir lui-même et acquérir une véritable confiance en lui. Il rentre ainsi dans un cercle vertueux où la confiance en soi donne de l’autonomie et où l’autonomie confère de la confiance en soi.

Cette confiance en soi est une qualité essentielle pour évoluer dans la vie et pourtant beaucoup de personnes en manquent cruellement. Si l’environnement familial ne nous permet pas de bâtir cette vertu alors il devrait être primordial que chaque enfant sur cette terre ait accès à une éducation fondée sur le respect de la singularité de chacun. Il serait juste que nous soyons tous armés face aux différentes expériences que la vie nous propose : les relations avec les autres, la prise d’initiative, la gestion des échecs, la capacité à se remettre en question…

Tous les progrès, les grandes inventions, les grandes découvertes n’ont pu voir le jour que parce que leurs inventeurs étaient dotés d’une grande confiance en leurs propres possibilités. Il semble que rien ne pouvait les dissuader de tout tenter pour réaliser leurs rêves les plus fous.

La confiance en soi n’est-elle pas la qualité principale qui permet à l’homme de toujours avancer et d’inventer des choses extraordinaires ? »

« L’enfant est pour l’humanité à la fois un espoir et une promesse. En prenant soin de cet embryon comme de notre trésor le plus précieux, nous travaillons à faire grandir l’humanité. »

Maria Montessori

Julie Saurat
Chargée de Direction pour les crèches L’Enfant Roi

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