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Août 12, 2020

Comment développer l’autonomie dans un Nido ?

Comment développer l’autonomie dans un Nido ?

Introduction

L’autonomie est l’un des trois grands besoins de l’enfant. En effet, c’est un besoin fondamental. L’autonomie va permettre à l’enfant de pouvoir devenir de plus en plus indépendant et de prendre ses propres décisions. Il doit pouvoir faire les expériences de la vraie vie et ne pas seulement faire semblant. C’est en faisant que l’on apprend.

Étant éducatrice principale dans un Nido, j’ai pu constater lors d’un moment d’observation que lors des repas, l’enfant associait les bavoirs au moment de manger. Ceux-ci étant posés sur la table, l’enfant se l’approprie et s’assoie en attendant son repas. Nous en avons parlé avec mes collègues et je me suis, dès lors, rendu compte que l’enfant retenait et reproduisait les actions du quotidien. Ainsi, les plus petits agissent par imitation et reproduisent ce que les grands effectuent. C’est comme cela que m’est venue l’inspiration pour rédiger mon article sur le développement de l’autonomie dans un Nido.

Dans cet article, je prendrais le temps de vous définir :

  • L’autonomie, c’est quoi ?
  • Les différents types d’autonomie
  • Les étapes du développement de l’enfant

Et pour terminer, cet article a pour but de vous éclairer sur :

  • La pédagogie Montessori
  • Vous montrer comment peut-on développer l’autonomie avec des exemples concrets
  • Comment avoir une attitude adaptée vis-à-vis de l’enfant ?
  • Le rôle de l’éducateur

« Libérez le potentiel de l’enfant et vous transformerez le monde avec lui. »

Développement

1 – L’autonomie

a) L’autonomie c’est quoi ?

Rappelons tout d’abord le sens et l’étymologie du mot autonomie : en grec, autos signifie « soi-même » et nomos veut dire « loi ».

Ainsi, l’autonomie, c’est la capacité de réaliser des choses par soi-même, de se débrouiller seul. Chaque personne manifeste très tôt son désir d’autonomie. Par exemple, le bébé va essayer d’attraper son doudou quand on lui tend, tenter de ramper pour attraper un objet trop loin de lui, se redresser avec appui pour avoir une autre vision du monde qui l’entoure etc. L’acquisition de l’autonomie lui procure certes de la liberté mais elle correspond aussi à un véritable besoin, celui de ne pas dépendre d’autrui.

L’apprentissage de l’autonomie est une priorité dans le projet éducatif pour l’enfant. Mais attention, autonomie ne veut pas dire perfection. Ce qui importe, ce n’est pas la « réussite » en tant que telle mais la possibilité pour l’enfant de gérer une activité sans aide extérieure. Développer l’autonomie d’un enfant, quel qu’il soit, c’est aussi accepter de prendre quelques « risques » comme par exemple :

Le laisser manger seul à la cuillère même s’il faut nettoyer le sol après, le laisser s’habiller tout seul quitte à ce que ses chaussons soient à l’envers, etc. Il faut pouvoir être tolérant, accepter les erreurs et proposer des apprentissages adaptés aux possibilités de l’enfant. Quand on aborde la question de l’autonomie, on pense en priorité aux apprentissages de la vie quotidienne. Pourtant, l’autonomie concerne aussi les loisirs, la motricité, la communication.

b) Différents types d’autonomie

  • L’autonomie fonctionnelle

Elle concerne les gestes de la vie quotidienne (manger, boire, s’habiller). Elle est développée grâce au matériel de vie pratique qui permet à l’enfant d’exercer ses compétences (sur des plateaux ou dans de petites corbeilles), et à la confiance de l’adulte qui laisse l’enfant faire par lui-même dès le plus jeune âge les gestes de son quotidien.

Maria Montessori a dit :

« Toute aide inutile est une entrave au développement ».

Donc, à chaque fois que nous faisons quelque chose que l’enfant sait faire par lui-même, nous entravons le développement de l’autonomie de l’enfant. Surtout si cette expérience est récurrente.

  • L’autonomie émotionnelle

Elle permet à l’enfant de prendre la responsabilité de ses besoins, être sûr de ses choix, s’accorder le droit d’exister dans un groupe. Ce qui construit la base de la confiance en soi et de l’estime de soi. Celle-ci est développée grâce à la posture de l’adulte : nous évitons de féliciter, de juger, de commenter. Nous sommes bienveillants et guidons l’enfants en évitant de le diriger.

Développer son autonomie donne aussi à enfant un sentiment d’efficacité personnelle (je peux y arriver tout seul), qui favorise sa confiance et son estime de lui-même et soutiendra sa motivation et sa persévérance.

Maria Montessori a dit :

« Aide moi à faire seul »

c) Étapes du développement de l’enfant

L’enfant va passer par des étapes qui seront différentes chez chacun car chaque enfant évolue à son rythme. L’aboutissement pour un enfant au Nido sera la marche et pour apprendre celle-ci, l’enfant va devoir muscler son corps qui va lui permettre de le soutenir une fois qu’il aura acquis la position debout.

Pour que le bébé puisse marcher, son cerveau doit aussi avoir atteint un certain stade de développement et être capable d’envoyer les messages appropriés aux muscles. Avant de marcher, l’enfant doit donc :

  • Savoir tenir sa tête correctement sans maintien
  • Se tenir assis sans soutien pendant de courts moments
  • Avoir suffisamment de force dans les jambes pour pouvoir se hisser avec appui
  • Avoir la stabilité pour pouvoir tenir en équilibre
  • Avoir confiance en lui pour se lancer dans la marche sans appui

Se tenir debout sans aide demande de l’équilibre et de la force musculaire car le bébé doit soutenir tout le haut de son corps. Certains enfants rampent et avancent à quatre pattes avant la marche. D’autres enfants sautent ces deux étapes. Chaque enfant se développe de façon différente.

Apprendre à marcher est un pas de géant vers l’autonomie et l’indépendance

2 – Développement de l’autonomie de l’enfant de 0 à 18 mois à travers la pédagogie Montessori

a) Introduction sur la pédagogie Montessori

La pédagogie Montessori est une méthode d’éducation créée en 1907 par Maria Montessori. Sa pédagogie repose sur l’éducation sensorielle et kinesthésique de l’enfant. La pédagogue italienne fut d’abord médecin. En tant que pédagogue, elle a étudié pendant 50 ans les enfants de milieux sociaux et culturels très défavorisés et en difficulté d’apprentissage.

b) De 2 mois à 11 mois

L’enfant apprend à travers les sens, l’esprit absorbant, mais les éducatrices doivent aussi être attentives à ce que Maria Montessori appelle des « périodes sensibles » : ce sont des sensibilités intérieures, des moments où les acquisitions se font sans effort et naturellement. Il s’agit de la période du langage, des petits objets, du raffinement des sens, de l’ordre, du comportement social et du mouvement (celui qui nous intéresse ici).

Dans son livre « L’enfant » Maria Montessori dit :

« Il s’agit de sensibilité spéciale, qui se trouve chez les êtres en voie d’évolution, c’est-à- dire dans les stades de l’enfance. Elles sont passagères et se limitent à l’acquisition d’un caractère déterminé. Une fois ce caractère développé, la sensibilité cesse. Chaque caractère se stabilise à l’aide d’une impulsion, d’une possibilité passagère. » (Page 33)

Le travail de l’éducateur est de repérer ces périodes sensibles par l’observation et de favoriser ce développement naturel en proposant un environnement et du matériel adapté.

L’ordre extérieur participe à l’ordre intérieur et sécurise l’enfant qui se sent bien dans son ambiance. Ainsi, il peut faire et apprendre en toute sérénité et autonomie.

Nous utiliserons des matériaux adaptés aux enfants et à la pédagogie, un accompagnement bienveillant et non des consignes imposées amenant l’enfant vers une autonomie totale. Si on ne lui permet pas de gagner en autonomie, l’enfant pourra exprimer de la résistance, de la colère et de la révolte (frustration).

c) De 11 mois à 18 mois

Arrivé dans cette tranche d’âge, nous parlerons de répétition. Pour que l’enfant réalise correctement une action, il a besoin de la reproduire plusieurs fois avant d’arriver à la faire correctement. C’est comme ça qu’il apprend.

Par exemple : Quand un enfant commence à manger avec sa cuillère, il ne l’utilisera pas correctement du premier coup mais il va apprendre à force de répétition. Il la tiendra dans un premier temps à l’envers mais se rendra compte qu’il n’a pas beaucoup dans la bouche. Il recommencera jusqu’à trouver la bonne manière.

L’enfant a besoin d’entrainement, il est donc important de le laisser faire même si l’action n’est pas réalisée à la perfection. Le principal, c’est que l’enfant soit content de ce qu’il a fait.

Pour agir en toute autonomie un enfant a besoin de la confiance de ses parents : l’enfant a besoin d’avoir confiance en lui et en ce qu’il entreprend. Il est donc très important que ses parents et l’éducatrice aient confiance en lui. L’enfant ressent cette confiance et cela favorise son autonomie. De plus, Il faut une ambiance correctement tenue, de l’ordre.

d) Qu’est-ce qu’une ambiance préparée ?

L’enfant absorbe les impressions données par son environnement, c’est pourquoi il faut lui proposer un milieu pensé pour répondre à ses besoins.

En effet, l’enfant se sert de l’environnement pour se construire et parfaire ses découvertes et connaissances. Il faut ainsi préparer un milieu où l’enfant pourra être autonome. Elle permet à l’enfant de prendre des repères et de pouvoir maitriser pleinement son milieu.

Le mobilier doit être adapté à la taille et la force de l’enfant. Il doit pouvoir soulever et déplacer les chaises et tables à sa convenance. Le matériel est à la portée de celui-ci afin qu’il puisse prendre les travaux qu’il souhaite sans devoir demander une aide.

Par exemple : au Nido, nous avons des chaises et tables à la hauteur des enfants pour qu’ils puissent s’asseoir et travailler à table à leur aise. Les jeux et les travaux Montessori sont à leur hauteur pour utiliser le matériel selon leurs besoins et non pas quand l’éducateur le souhaite.

L’ambiance doit être soignée et décorée avec goût. Rendre cette ambiance esthétique va permettre à l’enfant de travailler dans de bonnes conditions et de lui donner la motivation.

Par exemple: le module est de couleur « mandarine » des murs aux mobiliers afin de ne pas mettre trop de couleurs dans une même pièce. Nous pouvons aussi trouver une belle décoration avec des tableaux qui représentent des animaux ainsi que des plantes vertes pour que l’ambiance soit harmonieuse.

Il est nécessaire de laisser l’enfant choisir son travail parmi plusieurs matériaux qui leur sont proposés et laisser le temps qu’ils souhaitent pour réaliser celui-ci. Les matériaux présents répondent aux besoins des enfants en fonction des âges.

e) Le rôle de l’éducateur

L’éducateur a toute son importance dans la quête de l’autonomie de l’enfant. Il doit représenter un guide pour l’enfant, une aide utile au bon développement de celui-ci.

Le rôle principal de l’éducateur Montessori en est l’observation. Grâce à ses observations, l’éducateur apprend à repérer les périodes sensibles des enfants pour présenter une activité en accord avec celle-ci. Il est aussi primordial de connaître et comprendre le développement de l’enfant pour que l’éducateur puisse adapter au mieux son comportement face aux différentes réactions des enfants.

« Au lieu de parler facilement, il doit acquérir le pouvoir du silence ; au lieu d’enseigner, il doit observer ; au lieu de s’affirmer par une sorte d’infaillibilité, il doit assumer la posture de l’humilité » (Maria Montessori)

L’éducateur doit savoir à quel moment il peut intervenir auprès de l’enfant afin de ne pas entraver son travail. Ainsi, il doit rester discret et accepter d’être en retrait. Si l’enfant en a le besoin et selon ses observations, il doit accompagner l’enfant vers de nouveaux matériels pour qu’il puisse ensuite faire son propre choix de travail.

L’éducateur doit être respectueux au développement de chaque enfant et croire en celui- ci afin d’instaurer un climat de confiance enfant/éducateur. Ce climat de confiance va permettre à l’enfant d’évoluer avec bienveillance.

« Il ne s’agit pas d’abandonner un enfant à lui-même pour qu’il fasse ce qu’il veut, mais de lui préparer un milieu où il puisse agir librement. » Maria Montessori

En suivant la pédagogie Montessori, l’enfant apprend par lui-même selon un processus naturel, pourvu qu’il soit dans un environnement propice et accompagné par un adulte qui le stimule et qui l’adapte à lui.

Il faut garder à l’esprit que l’autonomie ne s’acquiert pas de la même façon que l’on apprend la lecture, les couleurs, les formes. L’autonomie s’installe naturellement, elle découle des comportements que nous avons envers nos enfants.

Maria Montessori a dit dans son livre : « L’enfant »

« Et c’est là que l’adulte doit trouver sa mission ; il faut qu’il soit l’inspirateur des actes enfantins : un livre ouvert dans lequel l’enfant peut découvrir le guide de ses propres mouvements et apprendre ce qui lui est nécessaire pour bien faire. Pour réaliser cet idéal, il faut que l’adulte fût toujours calme, agît lentement, afin que son action fût intelligible dans tous les détails à l’enfant qui l’observe. » (Page 88-89)

Je vais vous nommer différentes manières de développer l’autonomie chez l’enfant dans un Nido. Il s’agit d’exemples concrets que nous vivons au quotidien.

  • Rangement doudou/tétine dans le casier ou le lit

À l’arrivée, beaucoup d’enfants ont encore besoin de leur tétine ou doudou. Au fil de la journée si je vois que l’enfant n’a plus besoin de son objet transitionnel alors je lui propose d’aller ranger celui-ci dans son casier attitré ou dans son lit si l’enfant préfère. J’accompagne l’enfant dans sa démarche et en aucun cas il sera forcé de se séparer de son objet transitionnel si lui n’en ressent pas le désir.

  • Rangement des jeux

Tout au long de la journée, nous invitons les enfants à ranger avec nous en leur proposant de l’aide. Généralement, je me mets à la hauteur de l’enfant. C’est-à-dire, assise par terre, je montre à l’enfant où se rangent les jeux en lui en rangeant un. Ensuite par imitation l’enfant va reproduire l’action par lui-même et cela deviendra même un jeu pour lui (sortir et ranger les jeux dans un panier).

  • Lavage de mains

Avant de commencer le repas, nous avons pour habitude d’aller nous laver les mains dans la salle de bain. Tout a été mis en place pour que l’enfant soit autonome et puisse réaliser le lavage de mains lui-même (évier à sa hauteur, distributeur de savon à sa hauteur également ainsi qu’un distributeur de papier pour sécher les mains). Je suis là pour accompagner l’enfant. Ensuite les enfants vont s’installer à table. Une fois le repas terminé, je propose à l’enfant de se nettoyer la bouche et les mains avec un gant de toilette en lui montrant que l’on peut mettre la main dans le gant de toilette et si besoin, je viens l’aider. Je peux aussi lui proposer d’aller se regarder dans le miroir pour qu’il puisse voir de lui-même s’il a la bouche correctement nettoyée.

  • Aller chercher un bavoir et s’asseoir

Avant d’aller s’installer à table, un rituel a été mis en place avec une boite à musique. Dans celle-ci se trouve les photos de tous les enfants présents au Nido. Le rituel se déroule de cette façon : les enfants s’installent dans le coin doux et nous démarrons la boite à musique. Je vais sortir une photo et l’enfant qui se reconnaîtra pourra alors se lever et allez chercher un bavoir pour aller ensuite s’installer à table.

  • Distribuer les assiettes aux plus petits

Quand tous les enfants sont installés à table, je propose à un des plus grands enfants (marche assurée) s’il veut servir les autres enfants à table. Si l’enfant accepte, je lui donne l’assiette en main et lui nomme un enfant installé. Je l’accompagne jusqu’à la table pour le service. Nous ferons cela avec tous les enfants.

  • S’habiller seul pour les plus grands ou se déshabiller

Pour les plus petits, certains commencent à enlever leurs chaussettes donc leur proposer systématiquement au change, avant la sieste, de pouvoir le faire seul. D’autres, un peu plus grands, sont déjà capables de commencer à s’habiller seuls, donc au réveil par exemple, les solliciter à faire seul en leur proposant de l’aide en leur déposant les affaires devant eux pendant que j’habille les plus petits.

  • Aller seul dans son lit

Quand vient le moment de la sieste, je propose à l’enfant d’aller dormir. Il se dirige donc seul vers le dortoir puis dans son lit. Etant donné que les lit sont adaptés aux enfants (lit au sol) et que ceux-ci sont nominatifs, les enfants se dirigent eux mêmes dans leur lit respectif.

  • Proposer le pot

Nous avons des petites toilettes adaptées à la taille des enfants ainsi que des petits pots pour les enfants ayant peur des toilettes. Pour les enfants qui sont demandeurs ou qui ont déjà commencé à la maison, nous proposons régulièrement ou en périodes de change si celui-ci veut allez sur les toilettes ou sur le pot (nous laissons toujours le choix à l’enfant).

  • Activité pâtisserie

Pour chaque anniversaire ainsi que tous les vendredis, nous faisons une activité pâtisserie avec les plus grands, les plus petits qui peuvent tenir assis peuvent aussi assister dans un bumbo. Dans un premier temps, je choisis une recette puis je vais chercher les ingrédients qu’il me faut avec un enfant qui le désire. Au cours de la recette, chacun son tour, les enfants réalisent quelque chose de différent (ex: remuer, casser des œufs, transvaser les ingrédients dans le saladier…)

  • Nettoyer les tables et les chaises

Après chaque repas, nous désinfectons les tables et les chaises. Les enfants voyant l’éducatrice faire désirent souvent reproduire la même chose. Je lui donne alors une lavette un peu humide sans désinfectant.

  • Nettoyer son visage avec du coton et de l’eau micellaire

Si je vois qu’un enfant à le visage sale, je propose à l’enfant de venir nettoyer son visage en le laissant prendre un carré de coton et en lui ajoutant du l’eau micellaire dessus. Je dirige l’enfant vers le miroir pour qu’il puisse faire par lui-même et lui permet de voir où il doit se nettoyer.

Conclusion

Nous visons l’autonomie de l’enfant, c’est à dire non seulement le fait qu’il n’ait plus besoin de nous au quotidien mais aussi et surtout qu’il n’ait pas besoin d’un jugement extérieur pour valoriser son travail. Dans la pédagogie Montessori, nous supposons de l’enfant qu’il a en lui tous les potentiels et que nous sommes là pour l’aider à les faire éclore et plutôt que de lui « apprendre » quelque chose, nous lui laissons le choix de ses découvertes car nous savons que personne mieux que l’enfant ne sait ce dont il a besoin.

À travers cet article, j’ai tenté de mettre en avant toute l’importance de l’autonomie chez les enfants. J’ai essayé de répondre à la question suivante : « Comment favoriser l’autonomie dans un Nido ? » en m’appuyant sur des fondements pédagogiques et sur mon expérience acquise lors de mon année de travail en crèche Montessori.

Le thème de « l’autonomie » est très vaste. Il m’a donc paru essentiel, dans un premier temps, de « cibler » ce terme en le définissant. J’ai souhaité définir l’autonomie affective et intellectuelle qui se rapporte plus à l’individu.

L’autonomie, concept très complexe et couvrant de multiples champs, est une acquisition fondamentale qui va forger la personnalité de l’enfant et du futur adulte. C’est la base du sens des responsabilités, de la confiance en soi, de l’inventivité… L’enfant autonome est un enfant débrouillard, capable d’affronter les difficultés qui se présentent sur son chemin.

Il peut les assumer et rebondir face aux obstacles. Les enfants ne deviennent pas autonomes sans aide. Il s’agit donc pour les éducateurs de multiplier les conditions favorables à la construction de l’autonomie en prenant en compte l’âge des enfants et leurs différents comportements.

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit mais une source que l’on laisse jaillir. »

Maria Montessori

Bibliographie

  • Maria Montessori : L’enfant, DESCLEE DE BROUWER, 1935
  • Maria Montessori : La découverte de l’enfant, DESCLEE DE BROUWER, 1980
  • Maria Montessori : L’esprit absorbant de l’enfant, DESCLEE DE BROUWER, 1959
  • Cours de formation avec Corinne Chrétien (Les activités du Nido, Les grands, principes de la pédagogie Montessori et L’ambiance préparée).

Eugénie Le Guen
Éducatrice Principale

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